12 mai 2022

La danse des brebis 2.56

 

La multitude immense de ceux qui ont lavé leurs vêtements dans le sang de l’agneau forment ils ensemble les brebis du Père ? 

La limite des images reprises par les lectures d’aujourd’hui est peut-être d’osciller entre martyre et docilité servile, quand l’enjeu est ailleurs. Sommes-nous des grains à moudre comme je le suggérais dans mon billet précédent avec, là encore, une limite servile ou des semences du Verbe, chacune capable de former une forêt immense d’arbres porteurs de fruits féconds, abreuvés par la source unique d’un Dieu qui se donne.


Entre les images et le sens profond d’un peuple en marche, se trace les limites du discours. 


Le bon berger ne dirige pas son troupeau avec un bâton, mais marche avec lui, se penche vers chacune, espère contre toute espérance que la graine de moutarde semée dans les cœurs portera du fruit. Un pour un ou un pour cent ? 


Peu importe si la graine s’abreuve à la source féconde. 


L’enjeu d’une impossible unité est peut-être dans l’agenouillement du Fils devant chacun…espérance fragile d’un Dieu qui croit en l’homme.


N’arrachez pas l’ivraie. Le champ est immense et l’Esprit fécond.

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