janvier 18, 2020

Quelle prière ? Jaques Ellul

Un petit rappel de Jacques Ellul, trouvé par Gilles Boucomont, que je ne résiste pas de reproduire ici... Tentation pharisienne, vieille comme le monde ?
——
La prière obligée ouvrant des réunions d’administration de l’Eglise. Conseils presbytéraux, régionaux, etc. Les hommes, chargés d’un ministère, qui gèrent les finances, font la stratégie de l’Eglise, exercent l’autorité, se sentent obligés de prier lorsqu’ils se réunissent. Assurément l’intention est bonne : placer ce que l’on va faire dans ce domaine « sous le regard de Dieu ». Assurément, ces responsables doivent pouvoir prier ensemble. Pourquoi donc cela paraît-il aussi formel, aussi extérieur, aussi insignifiant ? Je ne puis plus supporter ces innombrables invocations au Saint-Esprit. Je ne puis plus croire à une action quelconque de cet ordre de prières. Alors que nous sommes si manifestement dénués de la présence et de la force du Saint-Esprit, que signifient ces prières de requête dont on sait d’avance que si elles étaient exaucées, si jamais le Saint-Esprit était donné, cela bouleverserait tous les plans financiers, toutes les prévisions, toutes les sages administrations ?Prières de pure forme, même quand celui qui la prononce est plein de piété, pour couvrir la médiocrité de nos décisions. Prière officielle qui nous permet ensuite de gérer selon nos propres idées, avec nos faiblesses, nos incapacités quelque chose que nous reconnaissons être à Dieu sans lui laisser la moindre place pour y exprimer sa volonté. Prière qui sert à nous donner bonne conscience en acceptant que l’Eglise soit encore la médiocre affaire que nous savons. Prière fictive, qui affirme des lèvres que nous sommes au service du Seigneur alors que nous faisons très bien nos affaires tout seuls. Prière de couverture : en règle avec Dieu au début de la séance parce que nous l’avons invoqué, nous nous sentons d’autant plus libre de ne pas tenir compte du Seigneur dans la suite des discussions… Et j’ai toujours considéré que ces prières tombaient dans un grand silence — et que seul le vide nous répondait. Et j’ai toujours été humilié lorsque j’étais chargé, dans de telles séances, de faire de telles prières, acceptant par convention sociale de faire ce que je voyais clairement être en fait une atteinte à l’honneur de Dieu. »(1)

(1) Jacques Ellul L’impossible prière, éditions Le Centurion, 1970, pp. 27-28

janvier 03, 2020

Au fil de Luc 10, l’amour du prochain ?

« L'amour de Dieu est premier dans l'ordre des préceptes ; l'amour du prochain est premier dans l'ordre de la pratique. Car celui qui t'a prescrit cet amour en deux préceptes ne t'a pas recommandé le prochain d'abord, et Dieu ensuite ; mais Dieu d'abord, et le prochain ensuite.

Quant à toi, parce que tu ne vois pas encore Dieu, c'est en aimant le prochain que tu mérites de voir Dieu ; en aimant le prochain, tu purifies ton regard pour voir Dieu. C'est ce que saint Jean dit de façon évidente : Si tu n'aimes pas ton frère, que tu vois, comment pourrais-tu aimer Dieu, que tu ne vois pas ?

Voici que l'on te dit : Aime Dieu. Si tu me dis : Montre-moi celui que je dois aimer, que répondrai-je, sinon ce que dit saint Jean : Dieu, personne ne l'a jamais vu ? Mais ne t'imagine pas que tu es absolument exclu de la vie de Dieu ! Saint Jean nous dit : Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu. Aime donc le prochain, regarde en toi d'où te vient cet amour du prochain ; là tu verras Dieu, dans la mesure où cela te sera possible.

Mets-toi donc à aimer le prochain. Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne méprise pas ton semblable. ~

En agissant ainsi, qu'obtiendras-tu ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore. La lumière, c'est ton Dieu. C'est une aurore, parce que son avènement se produira pour toi après la nuit de ce monde. Car cette lumière-là ne se lève pas, ne se couche pas : elle demeure toujours.

En aimant le prochain, en prenant soin de ton prochain, tu es en route. Où cela, si ce n'est vers le Seigneur Dieu, vers celui que tu dois aimer de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit ? Car nous ne sommes pas arrivés jusqu'au Seigneur, mais nous avons le prochain avec nous. Porte donc celui avec qui tu marches, pour parvenir à celui avec qui tu désires demeurer. »



(1) Saint Augustin, commentaire de l'Evangile de Jean, source AELF


janvier 02, 2020

Gilles Rebêche - Tu as dressé devant moi une table

En tant que diacre, je ne peux que souscrire au fait que l'art du « service des tables » est l'art d'apporter, « au nom de Dieu, du réconfort aux épuisés et aux déprimés, de l'énergie vitale à ceux qui sont découragés d'eux-mêmes et de leur vocation sur cette terre »? C'est « la signature prophétique d'une Présence de confiance », celle que réalise Jésus lorsqu'il vient s'asseoir « à la table des publicains et des pécheurs ». C'est l'éternel dialogue de Marthe et de Marie, du savoir-faire et du savoir-être. Jésus ne compare pas mais « il met en perspective ce qui est le plus important ». (1)

Un agenouillement...

À chaque fois que je soulève le calice, dans la doxologie finale, quelque chose de cet ordre est sugnifié

Gilles Rebêche, Tu as dressé devant moi une table
Éditions de l'Atelier, 109 p., 13 €, source article de Pascal Ruffenach in La Croix du 2/1/20

Solitude de la plume - Vladimir Volkoff

"Certains écrivains affectent de mépriser la publication de leurs écrits, affirment qu'ils travaillent pour eux-mêmes, prétendent même voir là quelque noblesse, mais je n'en crois rien : cela dépasserait les capacités de l'égoïsme humain. Tout homme qui crée a le sentiment justifié de composer une oeuvre unique qu'aucun être ne pouvait produire à sa place. Et il aurait l'incroyable avarice d'en priver autrui ? Non ; écrire pour soi ne peut être qu'une forme de dépit, ou alors fiction commode, du genre échafaudage qu'on effacera soigneusement, l'œuvre achevée. En vérité, nous écrivons pour ceux qui nous ressemblent plus que pour nous-mêmes ou pour le reste de l'humanité ; et, s'il se trouve que, temporairement nous n'avons pas de frère spirituel à portée de lecture, il faut bien nous dédoubler et, afin de travailler pour l'autre, feindre de travailler pour nous" (1)

Beaucoup de vérité dans cette introduction de Volkoff. Même si je me cache souvent derrière l'affirmation que j'écris pour moi je dois confesser, soit que je trouve peu de ceux qu'il appelle les "frères spirituels", soit une grande solitude et frustration, soit la simple constatation que mes écrits doivent être bien pauvres.

Si certains de mes romans ont un certain succès avec plusieurs dizaines de ventes par mois (65 pour le tome 1 de ma saga de 19 tomes en décembre), ceux auxquels je tiens le plus sont tirés à raison de deux ou trois par an et mes essais n'intéressent personne.
Et pourtant chaque page est souvent le meilleur de moi-même...

Les limites de l'écriture... et de l'autopublication à laquelle j'ai cédé après trop de portes fermées dans un monde de surabondance.

Ma joie provient du sourire de mes proches les plus fidèles, ceux qui vibrent encore à chaque page, même si je ne connais que deux ou trois personnes qui ait lu plus de 3000 de mes pages..

Merci aux quelques lecteurs qui me font parfois la joie de témoigner de leur intérêt...

Pourquoi est-ce que je m'accroche ?
Probablement parce que ma quête me dépasse, que l'écriture cisèle en moi quelque chose et que mon côté introverti trouve ici un exutoire.

Et puis il y a l'interaction constante entre le réel, mes lectures, ma foi, l'Ecriture et l'écriture... c'est peut-être cela qui me conduit.

Alors à toi l'inconnu qui liras ces lignes, j'espère qu'au delà de l'orgueil inévitable de l'auteur, tu trouveras dans ces pages une voie intérieure.




(1) Vladimir Volkoff, les humeurs de la mer, Olduvaï, p. 7

décembre 30, 2019

Au fil de Luc 2, 36-38 - Contempler la faiblesse de Dieu

«Il y avait aussi une prophétesse, appelée Anne, qui était la fille de Penouel, de la tribu d'Asser. Elle était très âgée. Elle avait vécu sept ans avec le mari qu'elle avait épousé dans sa jeunesse, puis, demeurée veuve, elle était parvenue à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait pas le temple, mais elle servait Dieu jour et nuit: elle jeûnait et elle priait. Elle arriva à ce même moment et se mit à remercier Dieu. Et elle parla de l'enfant à tous ceux qui attendaient que Dieu délivre Jérusalem.»
‭‭Luc‬ ‭2:36-38‬ ‭
Un thème récurrent dans mes essais, cette contemplation d’un Dieu qui se fait petit devant l’homme (1), qui se met à genoux pour lui faire comprendre que son amour infini n’est pas chemin de puissance mais kénose, c’est-à-dire humilité et miséricorde(2). Il est probable qu’Anne la prophétesse du Temple avait saisi cela...

L’enfant Jésus est le remède du cléricalisme. Il nous fait tomber à genoux.



(1) cf. mon livre éponyme
(2) cf. mon livre éponyme


décembre 24, 2019

Corrigé pour mon homélie du 25/12 - Augustin d’Hippone ;-)…

En guise de corrigé pour mon homélie du 25/12 ce beau texte d'Augustin :
 « la Vérité a germé de la terre : le Christ, qui a dit : Moi, je suis la Vérité, est né de la Vierge. Et du ciel s'est penchée la justice, parce que, lorsque l'homme croit en celui qui vient de naître, il reçoit la justice, non pas de lui-même, mais de Dieu.

La Vérité a germé de la terre, parce que le Verbe s'est fait chair. Et du ciel s'est penchée la justice, parce que les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d'en haut.

La Vérité a germé de la terre : la chair est née de Marie. Et du ciel s'est penchée la justice, parce qu'un homme ne peut rien s'attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel.~

Nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu parce que justice et paix se sont embrassées. Par notre Seigneur Jésus Christ : car la Vérité a germé de la terre. C'est lui qui nous a donné, par la foi, l'accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l'espérance d'avoir part à la gloire de Dieu. Paul ne dit pas : « à notre gloire » ; mais à la gloire de Dieu parce que la justice n'est pas sortie de nous mais s'est penchée du ciel. Donc, celui qui cherche la gloire, qu'il mette sa gloire non en lui, mais dans le Seigneur.

De là vient que la louange angélique pour le Seigneur né de la Vierge a été : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes comblés de sa bienveillance.

En effet, d'où vient la paix sur la terre, sinon de ce que la Vérité a germé de la terre, autrement dit, que le Christ est né de la chair ? Et c'est lui qui est notre paix : des deux, il a fait une seule réalité, pour que nous soyons des hommes pleins de bienveillance, tendrement attachés les uns aux autres par le lien de l'unité.

En ce jour de grâce, réjouissons-nous, pour trouver notre gloire dans le témoignage de notre conscience ; alors, ce n'est pas en nous, mais en Dieu que nous mettrons notre gloire. C'est pour cela qu'il est dit : Ma gloire, tu tiens haute ma tête. Dieu pouvait-il faire briller sur nous une grâce plus grande que celle-ci : son Fils unique, il en fait un fils d'homme et, en retour, il transforme des fils d'hommes en fils de Dieu ?

Cherche où est le mérite, où est le motif, où est la justice, et vois si tu découvres autre chose que la grâce. » (1)


(1) Saint Augustin, homélie pour Noël
Peinture : Nativité de Gerrit von Honthorst, musée des offices, Florence

décembre 23, 2019

Noël - Homélie de la messe du jour - au fil de Jean 1 - kénose 148

Notes pour l'homélie - version 4

Quel est l'enjeu de Noël ?
Il n'est pas uniquement la fête des familles que notre société de consommation entretien, non sans un certain intérêt.
Il n'est pas non plus uniquement dans la naissance d'un enfant il y a deux mille ans. Il nous révèle quelque chose d'immense : le plan de Dieu sur l'homme. C'est ce que les textes d'aujourd'hui nous dévoile et je voudrais prendre le temps de les relire et les commenter avec vous...

Isaïe 52 nous parle d'une annonce toute particulière, de cette joie du salut qui vient. Avons nous cela à cœur, porter la joie d'un Dieu sauveur ?

Dans le début de sa lettre aux hébreux Paul insiste à son tour sur ce chemin de Dieu vers l'homme et il n'est pas anodin de le rapprocher d'une parabole que vous connaissez bien, celle de la vigne (à développer)

Dieu se livre mais il ne le fait pas avec trompette et tremblement de terre, comme le croyait les. Générations passées. Il se livre dans la faiblesse et la fragilité d’un enfant...

C'est dans ce contexte que le début de l'évangile de Jean peut être lu...

« Le Verbe s'est fait chair, une chair que nous puissions voir, afin que soit guéri en nous ce qui pourrait voir le Verbe » nous dit saint Augustin dans son commentaire sur la première lettre de Jean [source AELF]

L'amour vient nous visiter ainsi de l'intérieur et c'est dans la faiblesse et la dépendance de l'Enfant que se révèle en nous ce qu'il y a corriger, ce qui n'est pas digne d'être enfant, ce qui n'est pas empli de confiance et d'amour. 

Qu'est-ce que le Verbe ?
Le logos grec [la raison ou la logique du monde) n'est qu'une partie de la réponse. Est-ce la Sagesse de Dieu ? Non, pas uniquement. N'est-il pas à la fois amour et créateur, désir et action, danse et silence, cercle et triangle, inaccessible et proximité ?
Le mot théologique le plus interpellant est tension.
Car c'est au sein de cette tension entre les opposés égrenés plus haut que se révèle le Dieu chrétien.
Ce que nous dévoile Noël c'est l'amour de Dieu en actes.
Il faut entendre Dieu à la fois comme créateur et amour pour saisir qu'il est infini, mais aussi retenue, silence et humilité (1).

Le grec des premiers versets de Jean 1 reprend et conjugue le mot « pros ». Le Verbe, ce désir de Dieu en actes, ce « dire » qui devient « dit » (2) sans se perdre est tension, tourné vers, pro-jection, pro-position, pro-action de Dieu vers l'homme (3).

Dans ce "pro" se souligne à la fois l'amour in-transitif et ex-tourné de Dieu. Les pères de l'Église parlent de circumincession c'est-à-dire de danse(4) entre les personnes divines. En se "tournant vers", elles ne cessent de se pro-jeter au devant de l'autre et en cela d'être amour.

Que nous dit Noël ?
Alors que Dieu pourrait être pouvoir et gloire, il se fait faiblesse et humilité. « Il n'a pas retenu le rang qui l'égalait à Dieu, mais il s'est dépouillé, prenant la condition de serviteur » (Philippiens 2).

Dans sa faiblesse l'enfant Jésus conjugue grandeur et humilité, pureté et simplicité. Le Verbe qui se fait chair danse pour l'homme sa plus belle création. Il se dévoile amour.

Dans son dépouillement (kénose) (1) le dire devient dit (2) sans perdre son intention. Il est agenouillement (3).

Noël nous révèle le projet de Dieu : « Ce projet de la création de l'univers, non sous forme d'un plan d'organisation de toutes choses, mais d'une semence de liberté et d'amour jetée dans l'univers en formation pour que naisse en son sein une créature spirituelle avec qui Dieu pourrait entrer en communication intime, semence que Dieu confiait au monde (...) un appel, un souhait, une parole, un logos, l'invitation à naître adressée à un Premier-né destiné à ramener à Dieu toute sa famille humaine" (5) tout cela donne du sens à notre aujourd'hui. 

Le don de Dieu est appel... Il s'origine dans un don (Gn 1 et 2) et l'appel d'un "où es-tu ?" (Gn 3) qui est plus qu'un cri, une plainte d'un Dieu qui aime sa création et n'a pour but que de le ramener à lui... 

Et notre chemin ?
Il est aussi agenouillement (3). Non pas avilissement ou négation de nous mêmes mais décentrement et don, imitation et humilité, miséricorde et simplicité.

Ce petit homme, cet enfant fragile est chemin de vérité et d’amour.

Aujourd’hui nous est né un sauveur, verbe et gloire de notre Dieu et pourtant faible semence qui nous invite à aimer.
Que cette lumière et cette vie confiée par le Seigneur vienne inonder vos vies de grâce et de paix.

(1) cf. mon livre Kénose, humilité et miséricorde
(2) cf. Emmanuel Lévinas, Autrement qu'être 
(3) cf. À genoux devant l'homme
(4) cf. La danse trinitaire in L'amphore et le fleuve
(5) Joseph Moingt, L’esprit du christianisme, Paris, Temps présent, 2018, pages finales

décembre 21, 2019

Homélie de la messe de Minuit

Homélie de la messe de Minuit - projet 4

 Les enfants, nous venons de jouer une petite saynète qui nous fait entrer dans le mystère de Noël. Je voudrais vous raconter une petite histoire. C'est celle de Silo, un petit berger(1) du temps de Jésus. Il était tout jeune et le soir de Noël il a perdu sa brebis. Il l’a longtemps cherché, mais quand il l’a trouvé il faisait nuit. Et comme il était un peu perdu, il a été lui aussi à l'auberge, attiré par les lumières et la fête. Mais les bergers, au temps de Jésus, n'étaient pas considérés comme des gens biens. Ils étaient rejetés parce qu'ils sentaient forts, qu'ils avaient les mains sales. il s'est vu interdire la porte de l’auberge.. alors il s’est couché à côté du puits, affamé et apeuré.
Quand les premières étoiles sont arrivées c'est lui a rencontré Marie et Joseph et les a conduit à la crèche.Comme ils avaient soif,  il a confié sa brebis à Joseph puis il a couru plusieurs fois, entre le puits et la crèche.  Lorsque les anges ont appelé ses frères,  il était là, lui aussi, les mains vides. Il était fatigué d’avoir aidé Joseph, d’avoir donné à boire à l’âne, d’avoir porté de l’eau à Marie, mais il avait les mains vides. Il est entré tout doucement alors que les autres bergers arrivaient. Ils avaient tous des petits cadeaux pour Joseph et Marie, du fromage, de la laine. Lui n'avait rien, qu'un cœur d'enfant et les mains propres à force d’avoir titré de l’eau. Quand Marie a vu cette foule, elle a cherché à poser le petit Jésus pour recevoir tous ces petits cadeaux et elle lui a confié l'enfant. Il avait les mains vides et c'est lui qui a reçu Jésus.

Pourquoi ? D'après- vous ?

Ce soir, peut-être allez-vous recevoir des cadeaux de vos parents. Peut-être y aura-t-il des lumières de toutes les couleurs au sapin...

N'oubliez pas l'essentiel. Ce n'est pas l'extérieur qui compte. L'essentiel c'est l'amour. C’est l’amour qui/que vous donnera Jésus.

C’est Noël chaque fois que vous serez serviteur, chaque fois que l’amour sera premier pour vous.
C’est aussi l’amour qui conduit votre papa et votre maman qui est l’important. L’essentiel c'est surtout Jésus qui vient et vous rend visite, vous inviter à aimer...
L'essentiel c'est d'avoir un cœur pur... et un cœur qui bat pour ceux qui sont exclus, souffrants.

L'essentiel c'est l'amour de Jésus qui vient vous visiter
L'essentiel c'est d'oublier le superflu
L'essentiel c'est d'avoir un cœur qui bat pour aimer.
L'essentiel c'est l'amour.

Alors vous comprendrez que contempler la crèche, comme la Croix, c’est contempler l’amour qui se donne et vous invite à donner. Ces deux lieux sont les lieux où Dieu se montre faible, où il se met à nu devant l'homme pour l'inviter à aimer.

Petit message pour les parents :
Il y a quelques jours le pape a mis au Vatican un gilet de sauvetage sur un crucifix. Ce gilet appartenait à un disparu en Méditerranée. Pourquoi ce geste ? Parce que pour lui, les nouveaux migrants, ceux qui sont exclus de l’auberge, sont à nos portes et souvent nous restons à l’auberge... Je vous laisse méditer cela, au jour de Noël.

(1) Autre variation d’un conte raconté par le P. Cantalamessa
PS : Silo est le héros de mon livre éponyme (en téléchargement gratuit sur Fnac.com), dont je présente ici une petite variation




Projet 3 - homélie du 4eme dimanche de l’avent

Projet 3
Quel est l'enjeu de ces quatre lectures que la liturgie nous propose à quelques jours de Noël ?

Peut être une interpellation : celle qui nous conduit à recevoir ce Dieu qui sauve...
Puis une contemplation : celle des pas de Dieu vers l'homme
Enfin une méditation : comment Joseph nous montre le chemin

Interpellation donc :
Nous allons fêter Noël. Mais la fête qui se prépare n'est rien si nous n'allons à l'essentiel : accepter ce Dieu qui sauve...

Quel enjeu pour nous ?
Il nous est donné par le psaume, retrouver la pureté intérieure :
L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.

L'enjeu de l'avent est de purifier notre cœur pour accueillir véritablement, je dirais même virginalement la venue de Dieu en nous.

C'est dans l'entretien de Jésus avec Nicodème que nous trouvons la clé de lecture de ces textes.
« personne ne peut voir le Royaume de Dieu s'il ne naît pas de nouveau.»
‭‭Jean‬ ‭3:3

Notre baptême doit être une nouvelle naissance. le renouvellement de ce qui constitue le cœur de notre état de baptisé. Purifier nos cœurs, c'est se laisser interpeler par Dieu, voir ce qui n'est pas amour en nous. Chacun d'entre nous est d'ailleurs invité avant Noël au sacrement de réconciliation qui scelle entre Dieu et nous une alliance nouvelle. Purifions notre vie. Ouvrons nos cœurs à l'esprit.

L'avent est baigné et stimulé par cette démarche d'ouverture du cœur qui naît d'une Contemplation.

Isaïe évoque la naissance d'un fils de roi qui sortira le peuple de l'exil. Mais cette prophétie n'avait jamais été pleinement réalisée car nous le savons bien, le peuple juif n'est, comme nous, rarement digne de la miséricorde divine. C'est pourquoi elle est reprise dans un autre contexte, plus large, celui du salut que Jésus Christ nous apporte.

Christ vient nous sauver.

Plus que la magie enfantine qui s'est forgée autour de Noël, ce qui nous est donné à contempler, le salut véritable n'est pas seulement la magie de Noël mais le changement de nos cœurs qui passe de la morale et le jugement à un amour plus large, celui de Joseph qui passe du jugement à la confiance, celui que nous avons aussi à trouver en nous, le chemin de la confiance au delà du doute.. celui qui est plus grand que Noël, le d'un Christ venu changer nos cœurs, le don de la Passion, d'un Christ mort pour nous et que Dieu a ressuscité.

Dieu nous sauve... Tel est le message donné à Joseph, tel est le message que nous avons à découvrir dans et au delà de Noël. Dieu nous sauve en ouvrant nos cœurs au delà d'une morale étriquée. Joseph est une belle figure à contempler sur ce chemin, vers ces fiançailles à laquelle Dieu nous invite

décembre 18, 2019

Au fil de Matthieu 1 - « Dieu-avec-nous »- suite 3

Au fil de Matthieu 1 - « Dieu-avec-nous »- suite 3

En complément du corrigé

« Nous voici conviés à entrer dans l'intimité d'un couple : Marie et Joseph. Alors qu'ils étaient promis l'un à l'autre, leurs projets prennent une autre tournure. Je prends le temps de contempler Marie, sa grossesse surprenante et sa manière d'accueillir tout cela avec confiance. Comment peut-elle m'inspirer dans les situations que je ne maîtrise pas dans ma vie ?
 
Après avoir contemplé Marie, je tourne les yeux vers Joseph. Quelle aventure intérieure pour lui aussi ! Sa décision n'a pas été facile à prendre. Il est même prêt à laisser sa place à un autre car il veut être juste avec Marie et ne pas prendre un rôle qui ne semble pas pour lui. J'imagine ce qui se passe en lui, ses questions, ses déceptions et ses espérances.
 
Comme pour Marie, Joseph a besoin d'une annonciation pour entrer dans le mystère de ce qui vient d'arriver. Ce sont presque les mêmes mots que ceux adressés Marie. Pour Joseph, ce sera durant son sommeil, un moment de "lâcher-prise" pour mieux entendre le message de l'ange. Et moi, comment puis-je me mettre à l'écoute des événements et des anges de ce jour ?  (1)

Donne nous Seigneur cette docilité et cette confiance.

Source : Prie en chemin, une application à découvrir et consommer sans modération
https://prieenchemin.org/p/o/2691


Claude Hériard
06 26 33 82 85

Au fil de Matthieu 1, Les fiançailles éternelles - suite de mon homélie…


Au fil de Matthieu 1, Les fiançailles éternelles - suite de mon homélie ?

« Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph » Mat 1
Pourquoi Dieu a-t-il confié à une fiancée le sort du salut. Ce n'est pas un détail, nous dit saint Pierre Chrysologue apportant ainsi un complément à mon homélie de dimanche prochain...

« Marie, sa mère, était fiancée. » Il aurait suffi de dire : Marie était fiancée. Que signifie une mère fiancée ? Si elle est mère, elle n'est pas fiancée ; si elle est fiancée, elle n'est pas encore mère. « Marie, sa mère, était fiancée » : fiancée par la virginité, mère par la fécondité. C'était une mère ne connaissant point d'homme, et pourtant qui a connu la maternité. Comment ne serait-elle mère avant d'avoir conçu, elle qui, après la naissance, est vierge et mère ? Quand n'était-elle pas mère, celle qui engendra le fondateur des temps qui a donné un commencement aux choses ? (...)
Pourquoi le mystère de l'innocence céleste se destine-t-il à une fiancée, et non une vierge encore libre ? Pourquoi la jalousie d'un fiancé doit-elle mettre en péril la fiancée ? Pourquoi tant de vertu semble-t-elle péché et le salut éternel danger ? (...) Quel mystère étreignons-nous là, mes frères ? Pas un trait de plume, pas une lettre, pas une syllabe, pas un mot, pas un nom, pas un personnage dans l'Évangile n'est vide de sens divin. Une fiancée est choisie, afin que déjà soit désignée l'Église, fiancée du Christ, selon la parole du prophète Osée : « Je te fiancerai à moi dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et dans l'amour, je te fiancerai à moi dans la fidélité » (2,21-22). C'est pourquoi Jean dit : « Celui qui a l'épouse est l'Époux » (Jn 3,29). Et saint Paul : « Je vous ai fiancés au seul Époux comme une vierge pure à présenter au Christ » (2Co 11,2). Ô véritable épouse, l'Église, qui par la naissance virginale [du baptême], engendre une nouvelle enfance du Christ(1)

Si Dieu prépare avec nous des fiançailles, c'est peut-être qu'il ne cesse de rêver d'un amour éternel avec l'humanité et l'amour entre Joseph et Marie est à contempler dans ce sens. Dieu va se faire petit pour envahir notre cœur de sa Grâce.



(1) Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église, Sermon 146, sur Mt 1,18 ; PL 52, 591 (trad. coll. Icthus, vol. 12, p. 295 rev.), source : l'Évangile au Quotidien

décembre 15, 2019

Homélie du 22/12/19 - 4eme dimanche de l’avent - Année À - Matthieu 1

Projet 2 - voir plus haut le projet 3
----
Quel est l'enjeu de ces quatre lectures que la liturgie nous propose à quelques jours de Noël ?

Peut être une interpellation : celle qui nous conduit à recevoir ce Dieu qui sauve...
Puis une contemplation : celle des pas de Dieu vers l'homme

Interpellation donc :
Nous allons fêter Noël. Mais la fête qui se prépare n'est rien si nous n'allons à l'essentiel : accepter ce Dieu qui sauve...

Quel enjeu pour nous ?
Il nous est donné par le psaume :
L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.


L'enjeu de l'avent est de purifier notre cœur pour accueillir véritablement, je dirais même virginalement la venue de Dieu en nous.

C'est dans l'entretien de Jésus avec Nicodème que nous trouvons la clé de lecture de ces textes.

«Jésus lui répondit: «Oui, je te le déclare, c'est la vérité: personne ne peut voir le Royaume de Dieu s'il ne naît pas de nouveau.» Nicodème lui demanda: «Comment un homme déjà âgé peut-il naître de nouveau? Il ne peut pourtant pas retourner dans le ventre de sa mère et naître une seconde fois?» Jésus répondit: «Oui, je te le déclare, c'est la vérité: personne ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s'il ne naît pas d'eau et de l'Esprit.»
‭‭Jean‬ ‭3:3-5‬

Notre baptême doit être une nouvelle naissance. le renouvellement de ce qui constitue le cœur de notre état de baptisé nous invite à purifier nos cœurs.  C'est pour cela que chacun d'entre nous est invité avant Noël au sacrement de réconciliation qui scelle entre Dieu et nous une alliance nouvelle. Purifions notre vie. Ouvrons nos cœurs à l'esprit.

Mais ce chemin qui est celui de tout l'avent est aussi baigné et stimulé par une Contemplation.

Le texte d'Isaïe fait à l'origine référence à une naissance : celle d'un fils de roi qui sortira le peuple de l'exil. Mais cette prophétie n'avait jamais été pleinement réalisée car nous le savons bien, le peuple juif n'est, comme nous, rarement digne de la miséricorde divine. C'est pourquoi elle est reprise dans un autre contexte, plus large, celui du salut que Jésus Christ nous apporte. e. Plus que la magie enfantine qui s'est forgée autour de Noël, ce qui nous est donné à contempler, le salut véritable n'est pas seulement la magie de Noël mais le don de la Passion (Christ mort pour nous) et de la résurrection.


La voix, le silence et la Parole - saint Augustin - amour en toi, 49…

« La parole est déjà dans mon cœur ; mais lorsque je veux te parler, je cherche comment faire passer dans ton cœur ce qui est déjà dans le mien.

Si je cherche donc comment la parole qui est déjà dans mon cœur pourra te rejoindre et s'établir dans ton cœur, je me sers de la voix, et c'est avec cette voix que je te parle : le son de la voix conduit jusqu'à toi l'idée contenue dans la parole ; alors, il est vrai que le son s'évanouit ; mais la parole que le son a conduite jusqu'à toi est désormais dans ton cœur sans avoir quitté le mien.

Lorsque la parole est passée jusqu'à toi, n'est-ce donc pas le son qui semble dire lui-même : Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue ? Le son de la voix a retenti pour accomplir son service, et il a disparu, comme en disant : Moi, j'ai la joie en plénitude. Retenons la parole, ne laissons pas partir la parole conçue au fond de nous.

Tu veux voir comment la voix s'éloigne, tandis que demeure la divinité de la Parole ? Où est maintenant le baptême de Jean ? Il a accompli son service, et il a disparu. Maintenant le baptême du Christ se multiplie. Tous nous croyons au Christ, nous espérons le salut dans le Christ : c'est cela que la voix faisait entendre.

Il est difficile de distinguer la parole de la voix, et c'est pourquoi on a pris Jean pour le Christ. On a pris la voix pour la parole ; mais la voix s'est fait connaître afin de ne pas faire obstacle à la parole. Je ne suis pas le Messie, ni Élie, ni le Prophète. On lui réplique : Qui es-tu donc ? Il répond : Je suis la voix qui crie à travers le désert : Préparez la route pour le Seigneur. La voix qui crie à travers le désert, c'est la voix qui rompt le silence. Préparez la route pour le Seigneur, cela revient à dire : Moi, je retentis pour faire entrer le Seigneur dans le cœur ; mais il ne daignera pas y venir, si vous ne préparez pas la route.

Que signifie : Préparez la route, sinon : Priez comme il faut ? Que signifie : Préparez la route, sinon : Ayez d'humbles pensées ? Jean vous donne un exemple d'humilité. On le prend pour le Messie, il affirme qu'il n'est pas ce qu'on pense, et il ne profite pas de l'erreur d'autrui pour se faire valoir.

S'il avait dit : Je suis le Messie, on l'aurait cru très facilement, puisqu'on le croyait avant même qu'il ne parle. Il l'a nié : il s'est fait connaître, il s'est défini, il s'est abaissé.

Il a vu où se trouvait le salut. Il a compris qu'il n'était que la lampe, et il a craint qu'elle ne soit éteinte par le vent de l'orgueil. » (1)



Il est au milieu de vous,                    
celui que vous ne connaissez pas ;
préparez le chemin du Seigneur,
écoutez sa voix, amis de l'Époux,
pour que votre joie soit parfaite.

℟ Réjouissez-vous dans le Seigneur !
Réjouissez-vous, car il est proche

(1) Saint Augustin, homélie pour la nativité de Jean Baptiste, source : office des lectures du troisième dimanche de l'avent

décembre 14, 2019

L’amour est en Christ - 48 - Saint Jean de La Croix



Parfois Dieu nous fait la grâce de manifester sa tendresse et sa miséricorde d'une manière extra-ordinaire (extase ou don des larmes). L'âme peut se contenter de cela et poursuivre son chemin sans comprendre que cet amour est la première marche d'un chemin où Dieu a « besoin de nos mains (1) » pour participer à l'extension de son « Royaume ». Quel est la nature de son appel ? Où veut-il nous conduire ? Plusieurs écueils se présentent, en lien avec la Parabole du semeur :

  • La paresse qui nous fait oublier l'appel, quand nous sommes repris par le chant des sirènes du monde,
  • La fuite, quand nous courrons après l'extase mystique sans accepter l'appel parfois douloureux à la charité qui va suivre.
  • Le fait de tomber face aux agissements du malin qui cherche souvent une faille dans  nos vies
Quelle va être la terre qui accueillera cette semence de la grâce ? 
La voie est étroite. Est-on forcé ensuite à passer par le désert(2) ou par la Croix ? C'est un peu ce que suggère saint Jean de la Croix que nous fêtons aujourd'hui dans ce beau texte que je découvre ce matin dans l'office des lectures :

« Ce qui est dans le Christ est inépuisable ! C'est comme une mine abondante remplie d'une infinité de filons avec des richesses sans nombre ; on a beau y puiser, on n'en voit jamais le terme ; bien plus, chaque repli renferme ici et là de nouveaux filons à richesses nouvelles ; ce qui faisait dire à saint Paul du Christ : Dans le Christ se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance de Dieu. Mais l'âme ne peut y pénétrer ni les atteindre, si, comme nous l'avons dit, elle ne passe pas d'abord et n'entre pas dans la profondeur des souffrances extérieures et intérieures ; il faut, de plus, qu'elle ait reçu de Dieu une foule de faveurs intellectuelles et sensibles, et qu'elle ne soit exercée longtemps dans la spiritualité ; ces faveurs sont en effet d'un ordre inférieur : ce sont des dispositions pour arriver aux cavernes élevées de la connaissance des mystères du Christ, la plus haute sagesse à laquelle on puisse parvenir ici-bas.
Oh ! si l'on finissait enfin par comprendre qu'il est impossible de parvenir à la profondeur de la sagesse et des richesses de Dieu sans pénétrer dans la profondeur de la souffrance de mille manières, l'âme y mettant sa joie et ses désirs (afin de comprendre avec tous les saints quelle en est la largeur et la longueur, la hauteur et la profondeur) ! L'âme qui désire vraiment la sagesse désire aussi vraiment entrer plus avant dans les profondeurs de la Croix qui est le chemin de la vie ; mais peu y entrent. Tous veulent entrer dans les profondeurs de la sagesse, des richesses et des délices de Dieu, mais peu désirent entrer dans la profondeur des souffrances et des douleurs endurées par le Fils de Dieu : on dirait que beaucoup voudraient être déjà parvenus au terme sans prendre le chemin et le moyen qui y conduit. »(3)

Il faut peut-être relire François Marxer dans son beau livre, Au péril de la Nuit, Femmes mystiques du XXeme siècle, (Paris, Cerf, 2017) pour voir où cela nous conduit.

(1) cf. Etty Hillesum, lettre à Westenbrock
(2) cf. mon essai Chemins du désert 
(3)Cantique spirituel, source : office des lectures, AELF



Claude Hériard
06 26 33 82 85

décembre 05, 2019

Hommage à Johann Baptist Metz

Un grand théologien est parti. A défaut de ces deux ouvrages commentés ici(1), on lira avec intérêt l’article de La Croix en hommage à ce qu’il appelait la « mémoire douloureuse »...
——
Mort du théologien allemand Johann Baptist Metz
http://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/Mort-theologien-allemand-Johann-Baptist-Metz-2019-12-03-1201064269

(1) liste des ouvrages commentés dans ce blog :
  1. Metz, Johann-Baptist, Memoria passionis, un souvenir provoquant dans une société pluraliste, Paris, Cerf, Cogitatio Fidei, Tr. fr. Jean-Pierre Bagot, 2009.
  2. Metz, Johann-Baptist, La foi dans l’histoire et dans la société, , Essai de théologie fondamentale pratique Paris, Cerf, Cogitatio fidei, 1979.