décembre 10, 2011

La souffrance de Dieu - 1

Sous ce titre, on trouve un cours essai de Varillon sur un thème difficile et décrié qui donne pour certains une vision trop humaine et donc réductrice de Dieu. Cela mérite pourtant un détour. Qu'en dit Varillon ? : "Le paradoxe d'un Dieu humble est apparu violent à plus d'un. Voici que celui d'un Dieu qui souffre l'est davantage encore. Est-il vrai que la souffrance, comme l'humilité, est au coeur de la Gloire ? (...) si Dieu souffre, ce ne peut être d'une émotion vague, en quelque sorte marginale, ou qui effleure sans étreindre. Rien n'est accidentel en Dieu. Si Dieu souffre, sa souffrance a la même dimension que son être et que sa joie. Dimension sans dimension. Sans limite. Infinie. (...). Comment croire que Dieu est Amour, s'il faut penser que notre souffrance ne l'atteint pas dans son être éternel ? Quand je pleure ou me dégrade, est-il "marbre absolu "? Si les gens savaient... que Dieu "souffre" avec nous et beaucoup plus que nous de tout le mal qui ravage la terre, bien des choses changeraient sans doute, et bien des âmes seraient libérées" * * Source : LA SOUFFRANCE DE DIEU, François VARILLON, Le Centurion Octobre 1975

octobre 29, 2011

A genou devant l'homme

Je travaille actuellement sur l'humilité... Un sujet aussi vaste que difficile...
La pointe de mon texte pourrait être cela : A partir d'une méditation cursive sur l'Évangile selon saint Jean, et tout particulièrement les gestes de Jésus devant l'homme, jusqu'au lavement des pieds, ouvrir une tension entre cet agenouillement devant l'homme, ce ""j'ai soif" de toi" (cf. "le dernier pont") et la réalisation que le message que l'on porte nous dépasse, nous porte et rayonne au delà de cet agenouillement. Ce serait peut-être ce que je cherche à tracer depuis longtemps, au travers de mes réflexions sur la "Pastorale du Seuil" et mes contemplations dans l'"Amphore et le fleuve"... Une difficulté demeure... Comment écrire et conserver un soupçon d'humilité... Un écueil qui guette chacun et auquel je n'échappe pas...

octobre 24, 2011

Doctrine sociale de l'Eglise

Le Ceras vient de compléter la mise en ligne de la "Doctrine sociale de l'Église ". Plus qu'un simple recueil de tous les textes publiés par le magistère, on y trouve commentaires, contextualisations et annotations. On appréciera aussi son index thématique et les multiples liens dynamiques qui améliore la lecture. Une source complète sur le discours de l'Église catholique sur la société. A ne pas manquer.

Passion pour l'Avre

Les lecteurs fidèles de mes romans noteront la création d'un petit site en complément de ces livres : Passion en vallée d'Avre Il recense quelques images, vidéos, bonus qui complètent mes essais en écriture. J'en profite pour vous signaler la mise en ligne de "Simon le vieux" qui vient compléter "Les enfants de l'Avre". Les deux romans historiques qui couvrent la période de 1350 à 1450 sont réunis aussi dans un même recueil : "Le collier de blanche - Drames en vallée d'Avre". Simon le vieux retrace la vie d'un jeune homme en 1350. Confronté à une période dramatique (Peste, Guerre de cent ans, divisions sur une terre frontière avec la Normandie), le héros voit sa foi basculer. Quels sont ses écueils, ses cris ? Ce n'est qu'à travers la rencontre d'une femme, puis de moines, que sa confiance en Dieu va reprendre vie. Cette théodicée nous replonge dans l'histoire. On y croise notamment l'histoire du Bec Hellouin, qui après la période de gloire d'Herluin, de Lanfranc et d'Anselme, subie aussi les affres de la guerre. A partir de ma passion pour la vallée d'Avre, un nouvel essai romanesque.

juin 30, 2011

Léa (texte intégral)

Une nouvelle version de Léa est en ligne.
Elle intègre des travaux de recherche sur la préparation au mariage...
Mais oui, vous ne rêvez pas. Mette en roman une séance de préparation au mariage s'est avéré pour moi un exercice intéressant, car il permettait de mettre en pratique des idées théoriques. L'interaction entre des personnages de roman et le projet de guide que je suis en train de travailler pour un éditeur catholique m'a permis de détecter les lourdeurs du projet.
Selon mes premiers lecteurs, Léa est pour tous les couples, une bonne initiation à la préparation de son mariage ou une bonne révision, pour ceux qui ont déjà franchis le pas...
De fait, cela devient plus qu'un roman. Une initiative intéressante de pastorale de l'engendrement ?
A travailler.

juin 25, 2011

La crise catholique

Je viens de finir la Crise catholique de Denis Pelletier*. Un ouvrage qui vous plonge au cœur de la France en 1968. Pour moi qui ne l'ai connu que de loin, un éclairage intéressant sur l'évolution de notre Église au cœur de la tourmente... Une bonne explication pour certains traits de l'Église actuelle. On ne refait pas l'histoire, mais on apprend et on comprend...

* Religion, société, politique en France (1965-1978) Paris, Payot, 2002

mai 07, 2011

Conversion sur l'Eglise


Après "Cette Église que je cherche à aimer", je continue ma méditation sur l'Eglise*, depuis l'oeuvre de Küng (l'Église), J. Moltmann (L'Église dans la force de l'Esprit) et Y. Congar (Mysterium Salutis, Tome 15, L'Église, Une, Sainte Catholique et Apostolique)...
Quelques notes en chemin :

Comment concevoir la sainteté de l'Église, comment accepter son rôle dans le monde, comment prendre conscience de l'importance de sa vocation apostolique ? Il y a peut-être dans la méditation des 4 notes** de l'Église, une clé d'accès qui n'apparaît pas si l'on s'attarde sur l'un des attributs séparés. Si l'Église est sainte, cela n'est pas dans le visible, ni dans l'invisible non plus, mais dans le mouvement perpétuel, dans une tension continue qui passe par sa kénose, par son humilité, par sa capacité à se mettre au service de l'unité, à trouver dans sa Tradition "apostolique" les ressources d'un renouveau, d'une perpétuelle remise en cause, d'une constante vigilance qui font que son rayonnement n'est pas "triomphaliste" mais voilé, discret et pourtant transcendant. L'Église rayonne de la kénose trinitaire. Elle n'est pas l'instrument de la gloire mais le signe discret et progressif d'une dynamique où le Christ et l'Esprit prépare par et au delà de l'Église le dévoilement final. Le royaume n'est qu'au bout du voyage...

* Ces réflexions sont intégrées dans la nouvelle édition
** J'ai découvert que l'on parlait de notes pour les 4 affirmations sur l'Église : Une, Sainte Catholique et Apostolique

mars 10, 2011

La Confession de Castel Gondolfo

Il n'est jamais trop tard. Après des années de lecture "sérieuse", je m'octroie une pause pour dévorer l'oeuvre de Pietro de Paoli. Après 38 ans curé de campagne et Dans la peau d'un évêque, que j'ai particulièrement apprécié, je viens de terminer La confession de Castel Gondolfo (*). Hasard du calendrier, je viens d'achever un devoir d'ecclésiologie sur "la sainteté de l'Eglise" chez J. Moltmann et H. Küng. Je reste donc au cœur du sujet.

Est-ce l'allusion trop directe à Benoît XVI qui me dérange ? J'ai lu avec intérêt le début du livre, trouvant dans les échanges et les réparties, à la fois de bonnes idées théologiques et une grande complaisance pour les thèses de Küng. Au delà des critiques faciles de notre pape, des lourdeurs de sa fonction, je trouve que parfois, ce discours est sans appel. Il s'agit d'un procès sans défense. Certes, notre homme à ses lourdeurs, mais peut-on aller jusque là ? Je suis déçu par la fin, alors que j'étais emballé par le début.

Je dois être pollué par la lecture parallèle d'un chef d'œuvre d'une autre trempe. Méditations sur l'Eglise d'Henri de Lubac. Ce livre écrit en 1953 est d'une autre volée. Il nous conduit sur les chemins de l'unité dans la diversité et en cela, il est plus dans le ton.

* Plon 2008

février 02, 2011

Ethique du mariage


Autour d’une lecture

Compte rendu à la suite de la lecture d’Ethique du Mariage (1) et d'un entretien avec l’auteur.

Ce qui surprend, c’est qu’en dépit du titre de l’ouvrage et de la personnalité de l’auteur, théologien moraliste et doyen du Theologicum, le livre est tout en nuances, j’oserais dire tout en tendresse sur la situation de l’homme dans son rapport avec le mariage. Il faut dire que le P. Bordeyne est aussi délégué diocésain pour la préparation au mariage de Nanterre, ce qui l’oblige probablement à conjuguer morale et pratique pastorale. Lors de la présentation du livre à l’ICP, il a rendu hommage à ceux qui l’ont aidé dans ce sens. Ce qui compte pour lui, c’est probablement de faire état des tensions intérieures qui traversent l’histoire du mariage, son rapport avec le temps et la société, d’en dénoncer les failles et de présenter des ouvertures.
Pour en savoir plus...

janvier 29, 2011

Léa


Après la danse tragique, le destin de Léa la conduit vers Haïti, dans le cadre d'une ONG. Confrontée aux dégâts du tremblement de terre, elle découvre une autre vocation. Autour du roman, ce tisse le combat intérieur entre Marthe et Marie, entre la quête spirituelle et l'action pour le monde. Léa est le sommet, le climax d'une recherche en humanité...

janvier 08, 2011

La danse tragique


La danse de l'Espionne continue... Le premier volume, déjà commenté dans ce blog a été renommé "l'Espionne et la grâce" depuis l'adjonction d'un nouveau tome, "La danse tragique", qui explore le thème de la danse trinitaire dans une relation conjugale. Léa et Paul, deux jeunes qui se trouvent confrontés au monde de la guerre électronique et qui cherche à tisser, dans ce cadre mouvementé les premiers pas d'une vie conjugale. En cherchant à travailler des situations extrêmes, l'amour face au danger, à la mort, ce nouvel opus de la saga poursuit l'interaction entre trame romanesque et théologie. Un exercice difficile mais qui n'est pas sans intérêt...