10 novembre 2025

Dinah de Samarie

 Gaza, nouvelle Samarie ?

Peut-on trouver dans l’histoire de Samarie un chemin d’interpellation sur l’actualité récente ?

Et si la force symbolique de l’histoire était de creuser ce qui fait naître la haine, le refus de la différence et ouvre un chemin de réconciliation. 

Le théologien protestant Gottfried Hammann disait que « L’Ancien Testament n’est pas derrière nous, il est sous nos pieds. (1)» suggérant que la contemplation des violences de l’Ancien Testament doivent réveiller en nous une interpellation, car les drames du passé sont aussi notre histoire d’aujourd’hui. Percevoir l’inhumain peut-il ouvrir à l’humanité ? 

C’est peut-être le projet initié dans mon dernier roman : Dinah de Samarie, se positionner comme témoin dans une histoire fragile, celle d’une Samaritaine rejetée pour bien des raisons et devenue première apôtre du Christ… (2) 



(1) « En chemin d’unité, 2018 » 

Voir sur Facebook dans mes pages d’écriture, mes premiers extraits et 

Acces à la première édition possible en téléchargement libre et gratuit sur Kobo/Fnac de Dinah de Samarie sur Amazon à prix coutant  


15 septembre 2025

Rome, ville éternelle ? - le roman de la rentrée

 Je l’avais annoncé il y a quelques semaines.

Plus de 10 ans depuis la parution de mon dernier roman « D’une perle à l’autre », voici l’ébauche d’une nouvelle saga.

En 1974, sur la colline romaine de l’Esquilin, une rencontre improbable unit deux âmes marquées par l’Histoire. Max Simon, porteur des cicatrices d’une enfance fracturée par la Seconde Guerre mondiale et Ziya Khalil, archéologue palestinienne passionnée, s’affrontent avant de construire une complicité profonde, nourrie par des découvertes archéologiques extraordinaires qui réécrivent l’histoire de Rome.

Au fil de leurs échanges, Max, Ziya, Athanase, un prêtre melkite et Judith, la mère de Max, violoniste hantée par la perte de son mari en 1940 explorent la résilience de l’amour face aux ruines du passé, dans une Rome où chaque pierre murmure une promesse.

Au croisement de l’histoire et de sensibilités religieuses, l’espérance est-elle possible ? 

Au delà  de la nouvelle déjà présentée il y a quelques semaines sous le titre « Anna Porteuse de lumière »… voici maintenant un roman de 300 pages. 



Gratuit sur Kobo

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/rome-ville-eternelle


À prix coutant sur  https://amzn.eu/d/3wGM74v

15 août 2025

Anna - Porteuse de lumière

 Anna - Porteuse de lumière - Rome 2125 Vient de paraître, gratuit / Kobo

Dans un monde ravagé par les catastrophes climatiques, où Rome a sombré sous les eaux et les terres gelées ont disparu, une lueur d’espoir naît sur une île isolée, dominée par une montagne imposante, bordée de criques escarpées et d’une longue plage de sable fin. Sous la lumière iridescente des oiseaux et les rayons d’un soleil couchant, Anna, une jeune femme marquée par les drames de son passé, mais guidée par une foi inébranlable, mène une communauté de survivants vers un renouveau spirituel et matériel. Avec son mari Carlo, elle transforme cette île en un refuge où l’amour du Christ triomphe des épreuves : sécheresses dévastatrices, tempêtes violentes, famines cruelles et hivers rigoureux. De l’arrivée des étrangers nordiques, comme Silas, Astrid et Bjorg, à la reconstruction de maisons de pierre et à la constitution de réserves grâce à une pêche revitalisée, la communauté s’unifie face à la violence du monde. 

Anna, inspirée par l’exemple de Marie Madeleine, enseigne à ses compagnons – dont le curieux Gabriel – à répondre à la souffrance par la solidarité et la prière. Entre les tombes de Matteo et de Sœur Clara, qui rappellent les drames, et la maison ouverte de Carlo et d’Anna, un havre d’hospitalité, l’île devient un phare d’espérance. Ce récit poignant explore la résilience humaine, la force de la foi et la promesse d’un renouveau, où chaque pierre taillée et chaque poisson séché témoigne de la lumière éternelle du Christ. 

La première édition de ce livre dont je vous ait partagé les premiers extraits est maintenant disponible gratuitement sous ce lien sur Kobo (ou en pdf sur demande)

Conte théologique, il explore « l’utopie » d’une vie évangélique et des rites plus accessibles quand tout est remis à zéro…





Preneur de vos remarques et commentaires avant l’édition papier (à prix coutant) en septembre…

12 août 2025

Christ et lumière - le recueil

 Christ et lumière » https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/christ-est-lumiere

Le recueil en un tome numérique qui rassemble toutes mes publications spirituelles depuis 7 ans.

Plutôt éditée pour mon usage personnel car une recherche textuelle permet de retrouver des réflexions personnelles et leur évolution :) 

Mais journal d’un diacre de campagne libre d’accès 

27 mai 2025

Fils de Dieu ? - L15


En route vers l’ascension et la Pentecôte 

Le baptême de Jésus, chez Luc, peut conduire à plusieurs considérations, qu’il faut analyser l’une après l’autre. 

« 03,21 Il advint, tandis que le peuple tout-entier a été baptisé, alors que Jésus a été baptisé et prie, que fut ouvert le ciel 03,22 et que descendit le souffle, le saint, à aspect corporel comme une colombe sur lui, et’qu'une voix issue du ciel advint : « Toi tu es mon fils, le bien-aimé, en toi j'ai bien discerné*. »

La première question soulevée par Aletti(1), porte sur la dénomination de « Fils de Dieu ». Était-il fils avant que Dieu le confirme par cette affirmation en forme de théophanie le jour de son baptême ? 

Visiblement plusieurs manuscrits laissent ouvrir ce doute. Et certains théologiens modernes reposent la question, en interpellant le mystère même de la véritable nature humaine du Christ. S’il est vrai homme, quand devient-il Dieu ? 

C’est peut-être au sein de notre foi dans le Fils unique qu’il faut trouver la réponse, pour rejoindre ce qu’affirme le credo.

Luc, déjà, dans les chapitres un à trois donne des traces de cette filiation, et sa généalogie, précise Aletti lui donne une double origine - divine car fils d’Adam et très humaine à la fois, quand les autres synoptiques, de leur côté, apportent d’autres interprétations. 

Laissons les exégètes statuer sur la réalité historique et posons-nous peut-être la question qui compte : quand devenons-nous fils ?

Que faisons-nous du don originel, de ce souffle donné par Dieu à l’origine qui nous lie à Dieu et que l’on ravive dans le baptême avant qu’il devienne lumière par un « feu » venu d’en haut ?

Comment le Christ, par son incarnation, est-il médiateur de cette transformation à laquelle nous nous préparons à la Pentecôte ?

En quoi l’ascension soulève notre regard ? 

La réponse est peut-être dans notre capacité à se laisser justement renouveler et transformer par l’Esprit, à entrer dans une dynamique filiale, celle dont rêve Dieu.  


En lien avec ce à quoi nous appelle Léon XIV relisons ce commentaire de saint Cyrille d’Alexandrie sur  le mystère de l'unité.

« Nous bénéficions d'une union même corporelle avec le Christ, nous qui participons à sa chair sacrée. Saint Paul en témoigne lorsqu'il dit à propos du mystère de la piété : « Ce mystère, Dieu ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse dans le Christ ».

Si nous formons tous entre nous un même corps dans le Christ, et non pas seulement entre nous, mais avec lui, puisque évidemment il est en nous par sa propre chair, comment donc notre unité entre nous et dans le Christ n'est-elle pas déjà visible ? Car le Christ est le lien de l'unité, étant en lui-même Dieu et homme.

Quant à l'unité dans l'Esprit, nous suivrons le même chemin et nous dirons encore qu'ayant tous reçu un seul et même Esprit, je veux dire l'Esprit Saint, nous sommes en quelque sorte mêlés intimement les uns avec les autres et avec Dieu. En effet, bien que nous soyons une multitude d'individus, et que le Christ fasse demeurer en chacun de nous l'Esprit de son Père qui est le sien, il n'y a cependant qu'un seul Esprit indivisible, qui rassemble en lui-même des esprits distincts les uns des autres du fait de leur existence individuelle, et qui les fait apparaître pour ainsi dire comme ayant tous une seule existence en lui.

De même que la vertu de la chair sacrée fait un seul corps de tous ceux en qui elle est venue, de la même manière, à mon avis, l'Esprit de Dieu un et indivisible qui nous habite nous conduit tous à l'unité spirituelle. C'est pourquoi saint Paul nous exhortait ainsi : Supportez-vous les uns les autres avec amour ; rassemblés dans la paix, ayez à cœur de garder l'unité dans un même Esprit, comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance. Il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, parmi tous, et en tous. Si l'unique Esprit habite en nous, le Dieu unique, Père de tous, sera en nous, et il conduira par son Fils à l'union mutuelle et à l'union avec lui tout ce qui participe de l'Esprit.

Que nous soyons unis au Saint-Esprit par une participation, cela aussi est visible, et voici comment. Si nous abandonnons une vie purement naturelle pour obéir une bonne fois aux lois de l'Esprit, ne sera-t-il pas évident pour tous qu'après avoir pour ainsi dire renoncé à notre vie propre, et réalisé l'union avec l'Esprit, nous avons obtenu une condition céleste, si bien que nous avons comme changé de nature ? Nous ne sommes plus seulement des hommes, mais en outre nous sommes des fils de Dieu, des hommes célestes, puisque nous sommes devenus participants de la nature divine.

Tous, nous sommes donc un seul être dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Un seul être, dis-je, dans une identité d'état, ~ un seul être dans un progrès conforme à la piété, par notre communion à la chair sacrée du Christ, par notre communion à l'unique Esprit Saint »(2).


Du baptême à la Pentecôte se joue une même dynamique qui dépasse l’historicité et la symbolique donnée par Luc à l’ascension. Il s’agit de notre attachement au « corps », à notre vie « en Christ »


* traduction Eric Regent originale annotée : https://evangiles-traduction-colle-au-grec-er.com

(1) Jean-Noël Aletti, L’Évangile selon saint Luc, Commentaire, Lessius, Bruxelles, 2022 p. 113

(2) Source : #Office_des_lectures d’aujourd’hui

Pour aller plus loin : voir mes travaux plus bas, mon dernier livre « Christ et lumière » https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/christ-est-lumiere? et sur mon mur, la nouvelle web-série sur Luc dont c’est le 15eme billet.


15 avril 2025

3eme édition de « Lumière du Christ, la résurrection selon saint Jean… »

 Lumière pour tous ?

Il est presque étonnant que Jean évoque peu les 12, sauf à un passage considéré comme tardif (Jn 6, 67) puis 20,24.

L’enjeu n’est plus là. Christ est lumière, une lumière accessible par un acte de foi, d’ouverture intérieure au souffle qui éclaire l’âme.

Il ne s’agit plus d’un épisode réservé à des personnes distinguées par Jésus lors de l’épisode de la Transfiguration chez les synoptiques,  mais de la révélation ouverte à TOUS les chercheurs de Dieu (cf. Jn 1,7).

Au terme de la lecture de Jean, nous  pouvons conclure que le Jésus décrit par Jean n’est plus le guérisseur de Galilée qui convertit par des miracles ordinaires. Jean nous livre une série de « signes » qui préparent à « l’heure », celle du vin nouveau (Jn 2), de l’élévation (Jn 3), de la source vive(Jn 4) et du relèvement (Jn 5) jusqu’à la vision bienheureuse (Jn 9).

Le repas décrit en Jn 6 présente l’eucharistie comme un sommet, mais Jn 6,61 ouvre plus largement au travail de l’Esprit, alors que Jn 13 dépasse le risque rituel, par celui d’un agir. Au terme du voyage, que voyons nous ? 

L’enjeu pour Jean n’est pas les rites, mais bien une intimité particulière qui nous aide à rejoindre le Père et entrer dans cette danse évoquée dès le prologue, cette transformation intérieure et lumineuse qui jaillit d’une rencontre, d’une soif partagée et devient une amitié (Jn 15,15) aidée par le don du corps, mais aussi du souffle, qui nous invite à marcher à la suite de celui qui est porte, berger, sauveur…

Ce texte pourrait servir de conclusion au livre que je viens de publier en version beta.

Quatrième tome de ma série, danse avec ton Dieu et 24eme lecture pastorale il reprend et commente la traduction de l’Evangile selon saint Jean d’Eric Régent, au plus près du grec et analyse ce texte métaphorique sous un angle nouveau.

Après ma sixième édition de « À genoux devant l’homme » qui étudiait Jean sous l’angle de l’humilité, je reprends à zéro mon travail pour étudier ce que Jean nous dit de la résurrection. A suivre. 

Je viens de mettre en ligne en avril 2025 une 3eme édition (encore en « affinage ») de 309 pages  disponible ici :

- en version numérique gratuite sur Kobo/ Fnac.com 

- au format papier au prix coûtant  de 9,5 euros TTC sur Amazon





23 février 2025

Pages d’écriture - suite

 Avec plus d’une centaine de livres rédigés depuis 25 ans, il me semble utile de vous faire goûter quelques extraits, fruit d’un travail de lecture et d’écriture quotidien.

La page « Pages d’écriture » sur Facebook vous donne accès à cela. 

https://www.facebook.com/share/1A7zFPxwRM/?mibextid=wwXIfr


Elle illustre des livres qui sont pour la plupart gratuits en téléchargeant sur Kobo ou à au format papier à prix coûtant sur Amazon.

Je n’écris pas pour de l’argent, ni pour une  reconnaissance quelconque. J’écris parce que cela me fait grandir, aimer et agir…

Pour accéder à mes livres gratuits sur kobo voir ce lien