09 avril 2015

Danse de Thérèse

Pour ceux qui connaissent mes pages sur la "danse trinitaire", ces lignes de la vie de sainte Thérèse parleront peut-être : "La tendresse, la gaîté, étaient pour Térésa de Jésus de si pures manifestations de l'amour du prochain, donc de l'amour de Dieu, qu'il lui arrrivait, dans ces récréations de s'enflammer d'ardeur impétueuse, et incapable de résister à l'élan de l'esprit, elle se mettait à danser". 

(1) Ibid. p. 240

08 avril 2015

Sur les pas de Thérèse - 3

‎"L'humilité c'est être dans la vérité (...) nous ne sommes rien, mais Dieu nous habite et Dieu est tout" (1).

Sans commentaires...

(1) Ibid. p. 168

01 avril 2015

Sur les pas de Thérèse - 2

‎Il est difficile d'adhérer du haut de notre rationalisme post-moderne aux élans mystiques de Thérèse et pourtant qui peut rester indifférent à ce qu'une vie de prière et d'oraison peut apporter à une âme. Dans un monde où les distractions sont infiniment plus nombreuses le "tout est rien" déjà cité, et la contemplation de la vie de Thérèse  ne peuvent que nous conduire à percevoir combien son "Dieu est tout" peut devenir le centre de nos vies
 A sa suite, nous pouvons alors crier : Dieu embrase mon âme, car loin de toi, je ne suis rien.

31 mars 2015

Sur les pas de Thérèse d'Avila

‎Nous reprenons une lecture longtemps ignorée et mise de côté :  La vie de Thérèse d'Avila de Marcelle Auclair et arrivons au début de sa conversion première sur cette phrase qui fait écho au "tout est vanité" de l'Ancien ‎Testament : "tout est rien". (1)
Ce matin je contemplais la mort du grain de blé qui en mourant explose de la vie de Dieu, et cette phrase de saint Basile dans son traité sur la Trinité qui parle d'imiter le Christ en mourant pour renaître. Alors ce que dit Thérèse prend sens : "Dieu a créé l'homme libre de choisir la perfection. Ce qu'il veut c'est cette décision"‎ (2).
Si tout est rien, autant mourir pour renaître...
Mais quelle mort ? : "Débarrasse ton coeur, vide le de toute créature (...) extrait l'amour de toute chose, (...) en Dieu et par Dieu" (3)

(1) La vie de Thérèse d'Avila de Marcelle Auclair, Seuil, 1960 p. 48
(2) p. 49
(3) ibid. p. 68

26 mars 2015

Le Jésus de la danse



Dans sa conclusion du tome 3, John P. Meier souligne que Jésus est probablement plus un Jésus de joie et de fête qu'un Jésus de jeune et de sacrifice. C'est en cela qu'il se distingue de Jean le Baptiste, une opposition d'ailleurs marqué dans la mise en parallèle des deux prophètes en Matthieu 11, 17ss

Tome 3 p. 415.

Hérodiens


Pour John P. Meier, la presence presque stratégique des hérodiens au côté des Pharisiens en Marc 3,6 et 12,13 relève plus d'un chiasme encadrant l'activité de Jésus d'une hostilité religieuse et politique que d'une réalité historique ou chronologique.

Tome 3 p. 392 ss

14 mars 2015

Le doigt de Dieu

L'expression est assez rare dans la Bible nous dit John P. Meier. On la trouve notamment deux fois dans l'Exode (8, 15, et 31, 18).
Jésus la reprend dans la péricope de Luc 11,14-23 : "En revanche, si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est venu jusqu'à vous."
Mais si dans l'Exode 31, 18 c'est le doigt de Dieu qui grave les tables de la loi, en Jn 8, 6 Jésus "écrivait sur la terre avec le doigt".
La différence du support peut être contemplée. Trace-t-elle une autre façon de voir la loi, celle qui touche le coeur. Alors s'accomplit la prophétie d'Ezéchiel : " et j'ôterai de leur chair le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair"...

13 mars 2015

Marc 12, 18-27 - Résurrection : la preuve par Jésus

John P. Meier nous précise que Jésus nous donne (1) une démonstration très originale de la résurrection des morts. Son analyse du "sitz im Leben" qui nous place dans le contexte historique et intellectuel de Jésus au 1er siècle, nous montre que dans la controverse de Marc 12, 18-27 (3) , l'allusion faite par Jésus  à Exode‎ 3,6 est à comprendre en effet comme l'allusion d'un Dieu des vivants. Le Dieu ne peut être le Dieu des morts, dit il en substance (en lien avec Isaie 38, 18-19 et les Psaumes 6, 6; 30, 8-10; 88, 4-12) mais bien celui des vivants (2)

(1) John P. Meier ‎, op cit. Tome 3, p. 286 et ss.
(2) ibid p. 297
(3)
18 Des Sadducéens, qui nient la résurrection, l'abordèrent ensuite et lui firent cette question :19 " Maître, Moïse nous a prescrit que, si un frère meurt, laissant une femme sans enfants, son frère doit prendre sa femme, et susciter des enfants à son frère.20 Or, il y avait sept frères ; le premier prit une femme, et mourut sans laisser d'enfants.21 Le second la prit ensuite, et mourut aussi sans laisser d'enfants. Il en arriva de même au troisième,22 et chacun des sept la prit, et ne laissa pas d'enfants. Après eux tous, mourut aussi la femme.23 Eh bien, dans la résurrection, lorsqu'ils seront ressuscités, duquel d'entre eux sera-t-elle la femme ? car les sept l'ont eue pour femme. "24 Jésus leur répondit : " N'êtes-vous pas dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu ?25 Car, une fois ressuscités des morts, les hommes ne prennent point de femmes, ni les femmes de maris ; mais ils sont comme les anges dans le ciel.26 Et touchant la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au passage du Buisson, ce que Dieu lui dit : Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ?27 Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes donc grandement dans l'erreur. "


10 mars 2015

Chemins croisés, une lecture de Matthieu

Vient de paraître : "Chemins croisés", Une lecture pastorale et transversale de l'évangile selon saint Matthieu: Volume 4 (Lectures pastorales)

Une lecture commentée de l'Évangile selon saint Matthieu qui met en perspective le travail de l'évangéliste par rapport à ses sources (Marc, la source Q, M) mais aussi effectue un travail de croisement avec d'autres textes (Luc, Jean, Paul). Elle se nourrit des recherches récentes (et notamment de l'œuvre magistrale de John P. Meier) longtemps commentée dans ce blog.

Ce travail s'inscrit dans une lecture plus globale du Nouveau Testament et suit la parution de :


Ces livres sont vendus à prix coûtant sur Createspace/Amazon et disponibles pour la plupart en version epub gratuite sur lulu.com (Voir aussi le lien dans "publications"). L'auteur, apprenti-théologien (bac canonique), partage ici sa lecture cursive de l'Écriture. Il participe depuis de nombreuses années à des groupes de lecture de l'Évangile, mais se distingue surtout par une longue expérience pastorale de la « périphérie ».

05 mars 2015

Avis de recherche

A paraître prochainement : Où es-tu mon Dieu ?, une étude pastorale sur les limites d'un discours sur Dieu créateur dans une société marquée par la violence des hommes et de la nature. Un travail qui reprend d'autres pistes de recherche, déjà publiées et notamment : "Quelle espérance pour l'homme souffrant ?", mon mémoire de licence.

03 mars 2015

Ce Dieu qui rend possible l'amour

Peut être que la grande erreur est de croire que Dieu est omni-créateur.  Il peut l'être parfois, mais en ce qui nous concerne, il n'est à mon avis créateur que de la possibilité du beau, du bien et du vrai.  Cette différence entre un Dieu qui serait créateur de tout et un Dieu qui se réserve dans l'acte de création est ce qui rend aussi l'existence de la liberté et donc de la possibilité du mal, sachant que, dans certains cas le mal lui-même permet parfois d'être plus aimant. Heureuse faute qui rend l'amour possible ?
Heureux l'homme, s'il comprend, en tout cas, qu'en lui l'amour devient possible parce que Dieu l'a déposé comme une possibilité de vie.

PS : Version éditée le 10/3 mars suite à une remarque de lecteur...





01 mars 2015

La cathédrale des souffrants

La création toute entière gémit et crie vers le Seigneur,  mais pas une des ses souffrances ne sera ignoré du "Dieu des souffrants".

Écoutons saint Augustin : "Ce sang qui jaillit du [corps du Christ], n'est-ce pas la souffrance des martyrs, qui appartient à toute l'Église ? (1)"

Ces hommes méprisés,                          
ces femmes humiliées,
ces enfants que tout rejette,
ces meurtris, ces torturés,
tous ces visages bafoués :
Seigneur Jésus,
c'est toi qui me regardes. (...)
Il n'a ni beauté, ni éclat,
homme des douleurs,
rebut d'humanité.
Mais ce sont nos souffrances qu'il porte,
nos misères dont il est accablé. (2)



(1) Saint Augustin, commentaire du psaume 140

(2) Hymne du temps de carême

28 février 2015

Chemins d'Évangile - Une lecture des pastorale des quatre évangiles

Pour les habitués de ce blog, vous avez du suivre mes travaux de lectures cursives qui m'ont conduit progressivement de Marc, à Jean, puis de Luc aux Actes et à Paul.
Ces travaux viennent d'être complétés par une lecture cursive et synoptique de Matthieu, permettant de publier en un seul tome à prix coûtant une lecture commentée des 4 évangiles, sous le titre de "Chemins d'Évangile".
Cette initiation à la lecture des quatre évangiles (815 pages) comprend une progression. Si l'évangile de Marc n'était accompagné que de quelques notes explicatives sur certaines expressions difficiles, la lecture de Luc puis de Matthieu et Jean font l'objet de commentaires de plus en plus détaillés (analyse narrative, transverse, théologique et spirituelle) et profite notamment des apports des dernières recherches en historico-critique (à travers l'oeuvre magistrale de John P. Meier, déjà commentée dans ce blog).
Ce recueil reste disponible en quatre tomes séparés, dont :
-  "Chemins de Miséricorde (Luc)",
-  "Chemins croisés (Matthieu)"
- et "À genoux devant l'homme" (Évangile selon saint Jean).
Cette lecture contemplative et pastorale est un chemin pour découvrir seul ou avec d'autres les trésors de l'Évangile. Comme vous le savez, j'accompagne plusieurs groupes de lecture d'Évangile. Ce travail est surtout une longue expérience pastorale de la "périphérie". Il présente un travail de recherche personnel sur l'Ecriture qui se complète par "Chemins d'Église" (lecture commentée des Actes des apôtres) et "Serviteur de l'homme, kénose et diaconie" (une lecture des lettres attribuées à saint Paul).
Le texte, présenté en support est tiré de la version Crampon de 1910.


27 février 2015

Mortelle inquiétude pour l'homme - suite

Aimer pour la vie : Extrait n°2

"Le Christ nous montre le chemin de cette toute-faiblesse. C'est en cela qu'il apparaît comme le point culminant de l'Alliance de Dieu et de son peuple. Il n'est pas un Dieu qui se révèle dans la force et la puissance mais au contraire dans sa capacité à se donner, à se faire serviteur. Déjà, dans le texte du lavement des pieds, il montre un chemin nouveau. Lui le maître, le fils de Dieu, prend un linge et se fait esclave. Quel sens donner à ce geste, si ce n'est que dans cette descente de tour, Dieu nous invite à un amour plus grand ? L'humanité est appelée à suivre ce chemin. Par la transfiguration de ce désir, avec la grâce de l'Esprit Saint, cette volonté réciproque de recevoir l'autre tel qu'il est : avec ses  pieds couverts de poussière et lui donner de son temps et de son énergie, pour lui signifier son amour peut devenir Sacrement. N'est-ce pas là en effet ce qu'exprime la parole échangée lors de l'échange de consentement des époux. "Je te reçois et je me donne à toi".

Suivre la vision chrétienne du mariage, c'est suivre le Christ jusque dans cet agenouillement devant l'autre. C'est s'exposer à descendre de sa toute puissance pour se faire tout amour, toute faiblesse et atteindre cette passivité active de l'amant qui ne cherche plus son intérêt. Non pas une résignation devant l'amour, une passivité qui laisse mourir ce qui n'est plus porté par le désir, un feu que l'on n'entretient pas, mais plutôt une "passivité active", un abandon qui reste dynamique, dans la mesure où l'on se fait don.Alors l'hymne de Paul aux Corinthiens peut résonner dans toute sa splendeur. "L'amour prend patience... Il ne cherche pas son intérêt." (1 Cor 13). Ce que Paul décrit là, n'est autre que cet amour du Christ, qui le soir de la Cène s'est fait serviteur. Le couple est appelé dans cette voie. " Les hommes, aimez votre femme à l'exemple du Christ : il a aimé l'Église, il s'est livré pour elle... " (Ephésiens 5). Tel est le chemin de l'alliance tracé par Dieu.

La succession des textes de l'Evangile est d'ailleurs interpellante en soi. On peut ainsi citer l'abaissement du Christ lors de son baptême (Jean 1) où il se range parmi les pécheurs. Puis vient ce "J'ai soif" (Jean 4), prononcé à cette Samaritaine, pourtant elle-même pécheresse. Dans l'épisode de la femme adultère (Jean 8), le Christ n'émet pas de jugement mais interpelle : "Que celui d'entre vous qui n'a pas péché lui jette la première pierre" (Jean 8,7). Il ne manifeste pas alors sa supériorité mais sa compassion : "Moi non plus je ne te condamne pas, Va et désormais ne pèche plus" (Jean 8,11). Ces multiples signes d'humanité et de miséricorde sont ponctués par les marques de reconnaissance des hommes, comme celui de l'aveugle né (Jean 9,38) qui précède le lavement de ses pieds par Marie de Béthanie (Jean 12,3).Ces marques d'affection sont déjà chemin dans la compréhension d'une réciprocité entre un Christ qui aime l'Eglise et une l'Eglise qui aime son Seigneur. Parce que le Christ s'est rendu proche et miséricordieux, Marie se met à ses genoux. A ce geste d'abaissement répond celui de Jésus dans le lavement des pieds des disciples. Il symbolise alors son amour pour l'Eglise tout entière. Un symbole qui précède le don total du corps sur la Croix. Ces allers retours renforcent l'accent mis dans tout l’Évangile sur ces descentes successives, ces abaissements réciproques. Cette succession donne sens au "Comme le Christ a aimé son Eglise" qui est souligné par Paul à propos de l'amour conjugal. Elle donne aussi une signification particulière au "je te reçois et je me donne à toi" qui caractérise l'échange des consentements dans la liturgie du mariage.Le mariage s'inscrit donc dans toute la dynamique de l'alliance entre Dieu et son peuple, le Christ et son Eglise.L'alliance que nous portons au doigt se fait, à sa manière, signe de cette alliance. L'alliance est un bijou.
Un bien précieux qui a de la valeur, il est personnel ; c'est le premier que l'on supprime quand il n'y a plus d'amour. C'est un bien commun parce que rien n'est plus ressemblant à une alliance qu'une autre alliance si ce n'est la signification de l'engagement "Tu es mon épouse, je serai ton mari". "Tu es mon peuple, je serai Ton Dieu". C'est un signe d'amour. Souvent la date du mariage est gravée dedans comme signe indélébile et après la mort de l'être aimé, le survivant continue de porter l'alliance de celui qui est parti : L'alliance est un cercle :Qui signifie le "pour toujours : On n'y repère ni début ni fin Il nous rappelle la liberté : Il épouse la forme du doigt sans l'emprisonner Il nous dit la fécondité : l'alliance se transmet de génération en génération Il nous parle de la fidélité : il est rond comme quelque chose qui roule, qui fonctionne bien L'alliance est scellée entre deux êtres qui mettent en commun leurs atouts pour être plus forts ensemble. L'alliance est le contrat mais aussi l'histoire d'une relation d'amour entre deux partenaires : Dieu et son Peuple. Dans l'histoire du Peuple de Dieu, le don de Dieu apporte à l'homme plus que des biens. Il lui fait prendre conscience de sa dépendance, de son insuffisance, mais en même temps lui promet de combler cette insuffisance par son accompagnement sur le chemin du bonheur. Il lui assure aide et protection, comme l'affirme le psaume 23 : "il me fait reposer sur de verts pâturages et me dirige vers des eaux paisibles".Dans l'alliance humaine entre un homme et une femme, l'alliance peut ainsi être à la fois le signe d'un manque, d'une blessure que la toute-puissance humaine ne peut combler et la confiance dans une aide réciproque. Dans l'alliance du couple, l'un comme l'autre ne sont pas tout-puissants et l'alliance est invitation à une relation, à une complémentarité qui ne s'éteint pas dans la fusion. C'est surtout un appel à autre chose, à la présence du Tiers, qui donne sens, habite l'engagement de l'homme et de la femme, par l'Esprit-Saint et vient soutenir ce que l'homme ne peut atteindre par ses propres forces.

Source : Aimer pour la vie, Essai de spiritualité conjugale, Bonheur dans le couple, tome 2

26 février 2015

Une rencontre - Jésus et la Samaritaine

Le Christ prend ici une attitude humble de quête intérieure. Il aurait pu se mettre en situation de hauteur et de jugement. Il aurait pu, en tant que juif, ne pas s'abaisser à parler à une samaritaine. Tout au contraire, il commence par lui demander à boire. Lui qui est habité par une source vive, commence par faire état de sa soif d'être humain, incarné. Ce texte est à relire sous le regard de notre chapitre 8 (cf. Tome 1). Il y a en effet dans l'attitude de Jésus quelque chose comme une "descente de tours" : Je ne juge pas d'abord l'autre du haut de ma divinité, mais je la rejoins dans sa soif de la sixième heure, celle où il fait le plus chaud et où personne ne vient en général puiser. Je ne l'agresse pas d'abord sur ses cinq maris mais je partage avec elle, en toute humilité, ma soif d'homme et je lui parle de sa soif intérieure, celle qu'elle n'a pu combler avec ses 6 amants.

Le chiffre six évoque d'ailleurs un manque, à l'inverse du chiffre sept qui est pour les juifs celui de la plénitude…Les commentateurs de l'évangile de Jean font également un parallèle entre la sixième heure et celle de la Croix, l'autre moment où retentira le même cri de Jésus : "J'ai soif". On peut y voir plus encore l'enjeu de cette soif d'humanité qui s'exprime dans cette demande de Jésus à la Samaritaine. Deux personnes se rencontrent, chacun en quête d'amour. La samaritaine qui n'a pu trouver dans ses six amants l'amour qu'elle recherche et Dieu, qui exprime sa soif d'un amour de l'homme
Alors peut commencer un véritable dialogue, un dialogue fait "de tendresse et de bonté, d'humilité, de douceur et de patience." Et cette rencontre qui évoque ensuite une eau vive pourra se lire en écho à la source d'eau et de sang qui jaillira ensuite du cœur de Jésus après sa mort, exprimant à quel point sa soif d'humanité qui l'a conduit jusqu'à la mort peut être chemin vers une source intarissable, celle de l'amour de Dieu qui s'exprime dans le don total du Fils, don qui devient signe de la voie fragile d'un amour véritable. La descente de tours qui s'opère à l'échelle d'une rencontre humaine devient ainsi signe, chemin d'une attitude fondamentale, d'un chemin d'amour que le Christ nous trace, pour notre couple, mais aussi pour l'humanité entière.

Source : Aimer pour la vie, essai de spiritualité conjugale, Bonheur dans le couple, tome  2, chapitre 9, maintenant disponible sur CreateSpace/Amazon