Par ton départ, tu l'éprouveset tu avives son désir
(2) Saint Bernard, Homélie sur le Cantique des Cantiques, ibid.
Quelques milliers de notes et réflexions interactives sur la vie et la foi, à partir de lectures souvent théologiques et à la lumière d'un Autre... Petit "blog" catholique d'un apprenti théologien (Bac canonique), perdu dans l'immensité de la toile... (ordonné diacre en septembre 2018)...
Dans une actualité portée par la peur et la radicalisation, il nous faut prendre le temps et la distance nécessaire pour ne pas oublier le message de ceux qui ont signé de leur sang le message d'un Dieu qui n'est qu'amour.
"Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement.
Je sais aussi les caricatures de l'islam qu'encourage un certain islamisme.
Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes.
L'Algérie pour moi, c'est autre chose, c'est un corps et une âme. (...) ma mort pourra donner raison à ceux qui me traitent de naïf ou d'idéaliste (...) je pourrai s'il plaît à Dieu, contempler avec Lui ses enfants de l'Islam tels qu'ils les voient, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de sa Passion, investis par le don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences". (1)
Sa contemplation prend d'autant plus de sens dans ses derniers mots qui rejoignent ceux du Christ en croix.
"Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet "A-DIEU" envisagé de toi. Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. Amen !" (2)
(1) Christian de Chergé, Thibihrine, 1er janvier 1994
(2) ibid.
"Le plus haut degré est atteint lorsque « la Loi habite au milieu de notre cœur » (Ps 39,11)" (1). La méditation des textes du jour nous conduise à une lecture spirituelle du texte d'Ézéchiel 37.
Et si les ossements desséchés étaient nos corps fermés au souffle de l'Esprit. Nous serions des coeurs de pierre (Ez. 36), envahis par la violence, la peur, les tentations de rejeter ceux qui sont différents, au nom d'une soi-disant supériorité culturelle qui masque nos propres violences.
Laissons nous relever par le souffle ténu de l'amour. Il dort en nous depuis le baptême(2), faute de trouver chez nous la bonne terre, celle d'un coeur de chair, un coeur pour aimer.
Seul l'amour de l'étranger ouvrira nos coeurs à la vie.
C'est l'unique double commandement du Seigneur. (Cf. Mat 22)
(1) Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, L'Histoire et l'esprit du Carmel (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 221)
(2) Diadoque de Photicé, cf. tag sur ce père de L'Église.

Plus que l'idée de l'ouvrier de la dernière heure qui nous font rêver dans nos élans de liberté, c'est la figure du Père qui pouvoit des pasteurs et des ouvriers pour sa vigne que nous sommes appelé à contempler aujourd'hui.
Donnes nous Seigneur des hommes qui ne servent pas leurs intérêts mais le royaume....
" Tous ceux qui, à une foi droite, ont joint les bonnes œuvres ont été les ouvriers de cette vigne." (1)
Donne nous d'avancer sur tes chemins d'humilité.
(1) Saint Grégoire le Grand, Homélies sur l'Évangile, n°19 (trad. Le Barroux).
A contempler à l'aune des grands discours sur l'Eglise.
Vient de paraître, la nouvelle version intégrale de ma saga à fort contenu théologique "D'une perle à l'autre". Un roman qui part de la vallée d'Avre en 1944 et explore la question de l'amour, du pardon, de l'Eglise, du respect de la personne et de la souffrance...On ne peut que penser à la clairvoyance du regretté René Girard, dans cette surenchère mimétique qui s'amplifie et montre jusqu'où la folie humaine peut conduire. Plus que jamais le silence de la Croix semble être la meilleure réponse à la surenchère et au bruit.
Seul le souffrant, élevé sur le bois de la Croix, apparaît comme la solution à cette haine.