Quelques milliers de notes et réflexions interactives sur la vie et la foi, à partir de lectures souvent théologiques et à la lumière d'un Autre... Petit "blog" catholique d'un apprenti théologien (Bac canonique), perdu dans l'immensité de la toile... (ordonné diacre en septembre 2018)...
26 novembre 2015
A la suite de Jean-Jacques Olier - École française du XVIIeme siècle
Utilité de la souffrance
(2) Job 42, 3
25 novembre 2015
L'apostolat de la bonté - Charles de Foucauld
24 novembre 2015
Pain brisé
(2) Lettre au Romains
23 novembre 2015
Alliance ou salut
22 novembre 2015
Mission ou apostolat ?
21 novembre 2015
Femmes
"L'église a toujours besoin qu'on prenne la veille... et depuis le Soir du Jeudi Saint, il vaux mieux ne pas laisser les hommes seuls" (1)
J'aime sa réponse : "Il ne faut pas non plus laisser les femmes seules".
"Homme et femme il les créa", suggère un texte bien connu. (cf. Gn 2)
20 novembre 2015
Archaïsmes religieux ? - Luc 19, 27 - René Girard 2
Ce texte qui suit la parabole des dix mines est propre à Luc, même si on lui met en parallèle celle des talents en Mat 25. Pourtant, on trouve chez Luc des traces de violence qui contrastent avec les chemins de miséricorde propre au même auteur (Luc 15).
Matthieu envoie celui qui ne fait pas fructifier son talent aux ténèbres, ce qui n'est pas mieux, mais moins violent. L'égorgement propre à Luc serait-il un hapax, c'est à dire un terme unique dans le NT ? Et le terme serait-il de Jésus ou propre à Luc. On peut espérer que la deuxième réponse soit la bonne, tant elle a dans les jours actuels des résonances avec d'autres archaïsme tout aussi violent. En prenant de la distance avec toutes les violences, à l'école de René Girard, on met en lumière ces faiblesses d'une transmission orale et de l'importance d'une exégèse construite.
Pastoralement, ces phrases mériteraient d'être expliquées, plutôt qu'ignorées en oubliant l'impact qu'elles ont sur les âmes sensibles.
En toutes hypothèses, il faut entendre en contrepoint la phrase qui elle vient de l'AT : "Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive". Ezéchiel 18,23
(1) traduction liturgique, source AELF
Ajout du 23/11 qui me semble bien compléter le post ci-dessus :
Au fond de notre coeur
19 novembre 2015
Racines d'humilité
"Dans n'importe quelle sainteté il faut une racine d'humilité qui nous mette le nez en terre et nous rende capable de prier. Dans l'autre sens, la ligne pique en plein ciel : c'est la prière. Tous les saints inventés par Dieu n'ont pu être saints qu'en étant humbles".
Pourquoi cette voie ? Probablement parce que nos oeuvres seules risquent de nous laisser croire qu'elles sont de notre fait, alors qu'elle n'ont de sens que si elles viennent et sont portées par et en Dieu. C'est dans notre vie intérieure que s'opère le décentrement le plus radical et dès que nous prenons de la distance avec elle rejaillit la tentation du valoir.18 novembre 2015
Irénée de Lyon - Le primat de la charité
17 novembre 2015
Activisme et agir - 2
16 novembre 2015
Laudato Si, 117 - Résonance
15 novembre 2015
Activisme et agir
C'est rappelle-t-il aussi une vision très paulinienne et j'ajouterai très kénotique : "ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" Gal. 2. 20
Gilles François / Bernard Pitaud, Madeleine Delbrêl, Poète, assistante sociale et mystique, op Cit p. 141
14 novembre 2015
Aller à la périphérie
(2) Evangelii Gaudium § 20, 30 et 46
(2) Evangelii Gaudium § 45
12 novembre 2015
Charité active et signifiante
Dans ses notes sur son installation à Évry en 1933, une petite phrase de Madeleine Delbrêl donne à penser. "Se confondre avec l'Eucharistie de la paroisse (...) et lui servir de signe"(1). Il y a là ce que j'appelle une dynamique sacramentelle (2).Théologie du corps - Réflexions et critiques
Quand on prend le temps d'étudier avec soin l'oeuvre de Jean-Paul II (catéchèse du mercredi de 1979 à 1984), on distingue des nuances qui manquent dans l'exposé entendu hier par l'un des grands "apôtres" de la théologie du corps. Là où le pape suggérait avec tact que le corps pouvait être liturgie, notre intervenant en fait un "isme". Au lieu d'affirmer que l'homme est plus grand que l'ange on aimerait l'entendre dire que la rencontre intime des corps est le lieu de l'apprentissage de la tendresse, lieu de dialogue et de respect, lieu d'humilité et de tendresse, lieu de réciprocité et de danse. Or ces mots sont à peine suggérés voir absents du discours.
Si l'intervenant insiste heureusement pour souligner que toute sexualité est blessée, il manque une certaine humilité dans l'utilisation du mot théologie. Peut-on dire qu'il y a une théologie du corps ? Benoît XVI dans caritas in veritate me semble plus mesuré et cohérent.
Ce que Jean-Paul II essayait de convertir devient une sorte d'anthropocentrisme excessif.
Cela me fait penser à un moniteur d'une méthode de régulation des naissances qui m'expliquait, non sans culot, que quand le feu était vert, sa femme n'avait qu'à ouvrir les portes du garage. Je préfère encore relire le numéro 21 d'Humanae Vitae. on y trouve une exhortation plus délicate.
Suis-je juge et partie ? Peut-être. Ce que je développe non sans mal dans "Aimer pour la vie, essai de spiritualité conjugale", me semble plus nuancé. Mais je suis prêt à en discuter. Je regrette que le dialogue ne puisse se faire sur ce thème.

