Quelques milliers de notes et réflexions interactives sur la vie et la foi, à partir de lectures souvent théologiques et à la lumière d'un Autre... Petit "blog" catholique d'un apprenti théologien (Bac canonique), perdu dans l'immensité de la toile... (ordonné diacre en septembre 2018)...
23 avril 2016
Tendresse pastorale et rêve - Amoris Laetitia - n. 16 (suite et fin)
Une seule chair
A contempler à l'aune de mes propos précédents sur Gn 2, 24ss
21 avril 2016
Dynamique sacramentelle 8 - AL n15
20 avril 2016
Dynamique sacramentelle 7 - AL n.14
19 avril 2016
Fécondité - AL n. 13
J'aime sa citation d'un poète argentin "bras dessus bras dessous nous sommes bien plus que deux"(1) (AL 181) et surtout son commentaire de 1 Cor 11, 17-34 adapté à la communauté familiale, un "avertissement aux familles qui s'enferment dans leur confort et s'isolent (...) indifférentes à la souffrance des familles pauvres".
Il ne faut pas oublier que "la mystique du Sacrement à un caractère social" (2) (AL 186).
(2) Citation de Benoît XVI, Caritas in Veritate, n. 14 AAS 98, 2006
Image et ressemblance - Une dynamique
Cette page a pour moi de l'intérêt car elle fonde une partie de mes réflexions sur la dynamique sacramentelle, qui prolonge pour moi en l'homme cette pédagogie divine particulière.
Il y a poursuit d'ailleurs Balthasar un caractère trinitaire à cette doctrine de l'image et de la ressemblance parce que la créature étant en devenir les deux mains de Dieu (Christ et Esprit) "ne cessent pas de lui imprimer leur forme (...) et ainsi la nature montre partout les contours et les présages, le plan de ce qui doit être développé à travers le devenir et le temps en direction de l'image parfaite"(3).
Cette dynamique n'est elle pas la course humaine décrite en Ph3, celle que qui oubliant le passé tâche de nous faire "saisir" par Dieu. Nous ne sommes et ne serons jamais image et ressemblance, mais notre course est d'y tendre.
"Pour suivre la conduite de Dieu, l'homme doit être libre, et cette liberté apparaît aussi dans la conduite elle même qui est toujours une conduite doucement persuasive, jamais une conduite contraignante (4).
(1) Hans Urs von Balthasar, La Gloire et la Croix, tome 2, Styles, d'Irénée à Dante, (GC2) p. 58
(2) Irénée, Contre les Hérésies, 2, 367. 2,145 et D2, cité par Balthasar op Cit p. 58
(3) GC2 p. 59
(4) Ibid. citant saint Irénée AH 2, 289 et 2, 286
18 avril 2016
Le chant de l'amour
Gn 2 et Irénée
16 avril 2016
Ne me touche pas ?
15 avril 2016
Pour une vision positive de la sexualité - AL, note 11
Mais j'aime surtout quand il cite plus loin à nouveau Jean-Paul II : Le sens procréatif de la sexualité, le langage du corps et les gestes d'amour vécus dans l'histoire d'un mariage, se convertissent en "une continuité ininterrompue du langage liturgique" et la "vie conjugale devient en un certain sens, liturgie". (4)
(1) Amoris Laetitia 150
(2) ibid
(3) cf. Aimer pour la vie, essai de spiritualité conjugale
(4) Jean-Paul II , catéchese du 4 juillet 1984, nn 3.6, cité par le pape François AL 215, cf. Homme et femme il les créa, p. 30
14 avril 2016
Semina Verbi - AL - 8
Syntonie et Trinité
Se marier, ça vaut la peine - AL 10
Le festin de Babette dans La joie de l'amour - 9
13 avril 2016
La dimension sacramentelle - La joie de l'amour 7
Balancier ? - Les limites de l'exercice
(2) cf. Amoris Laetitia n. 13
(3) Pierre Teilhard de Chardin, L'évolution de la chasteté, p. 77 et 80, cité par Christophe Gripon p. 152
Famille et sacrement - La joie de l'amour 6
Le pape François reprend ce beau texte de Paul VI prononcé à Nazareth en 64 : "toute famille, malgré sa faiblesse, peut devenir une lumière dans l’obscurité du monde" (AL 66). Il parle bien sûr de la "sainte famille", mais je me doute que sous la plume de François, ses propos sont plus larges et sonnent comme une exhortation.
C'est ce qui apparaît dès le n.70, dans sa citation de Deux caritas est : “Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l’icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement: la façon dont Dieu aime devient la mesure de l’amour humain ” (n. 11).
On rejoint ici ce lien particulier mis en avant par Éphésiens 5 et récemment commenté (cf tags).
C'est ce qu'on peut lire juste après :"Le Christ a (...) aussi élevé le mariage au rang de signe sacramentel de son amour pour l’Église (cf. Mt 19, 1-12 ; Mc 10, 1-12 ; Ep 5, 21-32). C’est dans la famille humaine, réunie par le Christ, qu’est restituée ‘‘l’image et la ressemblance’’ de la Sainte Trinité (cf. Gn 1, 26), mystère de tout amour." (AL 71).
Nous rejoignons là ce que j'ai longuement évoqué dans la "dynamique sacramentelle".
L'inconnaissable
À la suite de mes posts sur "l'inconnaissable divin", je tombe sur ce petit extrait de l'apologie de saint Justin qui entre en résonance : " personne n'est capable d'attribuer un nom au Dieu qui est au-dessus de toute parole, et si quelqu'un ose prétendre qu'il en a un, il est atteint d'une folie mortelle. Ces mots : Père, Dieu, Créateur, Seigneur et Maître ne sont pas des noms, mais des appellations motivées par ses bienfaits et par ses œuvres. Le mot Dieu n'est pas un nom, mais une approximation naturelle à l'homme pour désigner d'une chose inexplicable" (1)
On pourrait aussi rappeler l'hymne de saint Grégoire de Naziance... : A toi l'au delà de tout"...
(1) Saint Justin, première apologie, source : office des lectures du jour, AELF