juillet 20, 2014

Un long chemin pour l'Eglise

Je retombe sur quelques notes prises dans "La confession d'un cardinal". (cf. post précédents)
"Le monde occidental n'a pas purgé sa mémoire d'une Église hiérarchique et triomphante [...] Comme elle a tardé à reconnaître ses errements, le monde ne lui en fait pas crédit. [...] le monde n'a pas fini [...] de régler ses comptes avec cette Église-là, qui, je le répète, n'est pas toute l'Église mais qui en fit partie." p. 94-95
"Si vous épousez la vision du théologien, vous êtes naturellement porté à dire au monde qu'il erre dans la mauvaise direction, qu'il a imposé une dictature, celle du relativisme. C'est ce qu'à répété le cardinal Ratzinger depuis des années, [...] c'est ce qu'il a continué de dire, devenu Benoît XVI. [...] Un pape qui privilégierait la vision de l'historien dirait au monde que notre foi ne répond pas à toutes les questions. Que l'autonomie de la pensée et de la conscience est inscrite dans la liberté donnée par Dieu au monde. Que l'Église n'a pas toujours su respecter cette liberté et cette autonomie. Qu'elle a été l'objet de scandales et qu'elle en subit aujourd'hui les conséquences." p. 95
De fait, je crois que notre problème se situe là. C'est probablement pour cela que la kénose a pour moi du sens.


Source : Confession d'un cardinal, Olivier Le Gendre, Paris, Jean-Claude Lattès, 2007

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