Quelques milliers de notes et réflexions interactives sur la vie et la foi, à partir de lectures souvent théologiques et à la lumière d'un Autre... Petit "blog" catholique d'un apprenti théologien (Bac canonique), perdu dans l'immensité de la toile... (ordonné diacre en septembre 2018)...
30 juillet 2015
Les 6 questions
29 juillet 2015
Donner sans mesure
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- l'aimer être aimé qui nous pousse à acheter l'amour d'autrui par nos dons,
- l'aimer aimer où nous prenons plaisir à donner en ce que cela nous valorise, satisfait notre ego (1)
- et l' amour véritable qui consiste à aimer "sans intérêt" (1 Cor 13).
28 juillet 2015
La vraie miséricorde
Quelle sorte de gens sommes-nous donc, nous qui voulons recevoir lorsque Dieu donne ; et lorsqu'il demande, nous ne voulons pas donner ? Quand le pauvre a faim, c'est le Christ qui est dans l'indigence, comme il le dit lui-même :J'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger. Ne méprise donc pas la misère des pauvres, si tu veux espérer avec confiance le pardon de tes péchés. Le Christ a faim maintenant, mes frères, lui-même a voulu avoir faim et soif dans la personne de tous les pauvres; et ce qu'il reçoit sur la terre, il le rend dans le ciel.
Je vous le demande, mes frères, que voulez-vous, que cherchez-vous quand vous venez à l'église ? Quoi donc, sinon la miséricorde ? Donnez celle de la terre, et vous recevrez celle du ciel. Le pauvre te demande, et tu demandes à Dieu: il demande une bouchée de pain, et toi, la vie éternelle. Donne au mendiant pour mériter que le Christ te donne ; écoute-le qui dit : Donnez, et il vous sera donné. Je ne sais de quel front tu veux recevoir ce que tu ne veux pas donner. Et c'est pourquoi, lorsque vous venez à l'église, faites l'aumône aux pauvres, selon vos ressources." (1)
27 juillet 2015
Tradition et critiques
(1) Jean XXIII 1903, op. Cit p. 259
Accent rahnérien
(1) Hans Urs von Balthasar ,La Gloire et la Croix, GC1 op. Cit p. 131-132
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26 juillet 2015
Le sentiment de solitude - 1
25 juillet 2015
Le travail de Dieu en nous
Sagesse
Les livres ne sont rien, si notre coeur se ferme à la Parole. "Que votre foi repose, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu". (1)
Bon été...
(1) Corinthiens 2:5 BCC1923
24 juillet 2015
Le visage du Christ
"Pourquoi détournes-tu ton visage ? C'est-à-dire : Bien que tu détournes de nous ton visage, cependant, la lumière de ton visage, Seigneur, est imprimée en nous. Nous le gardons en nous et il resplendit dans notre cœur, car personne ne pourrait survivre si tu détournais ton visage". (1)
Figure du Christ
23 juillet 2015
Bonté - Angelo Roncali
16 juillet 2015
Laudato si - dynamisme trinitaire
15 juillet 2015
Ora et labora
14 juillet 2015
Vie et lectures
A mettre en écho avec la vie de Pascal qui après avoir si bien écrit s'est retiré pour exercer la charité.
(1) Jean XXIII op. Cit p. 199
13 juillet 2015
Manque de courage
12 juillet 2015
La figure du Christ
(2) cf. notamment Étant donné
11 juillet 2015
Une foi inexplicable 2
10 juillet 2015
Une foi inexplicable
09 juillet 2015
Foi et raison 2
08 juillet 2015
Foi et raison
Humilité et effacement - Angelo Roncali
07 juillet 2015
Figure et ravissement
06 juillet 2015
Dynamique chez Scheeben
Je tombe sur une phrase qui fait écho à mon dernier livre sur la dynamique sacramentelle.
La grâce chez Scheeben serait ce que saint Thomas et saint Augustin désigne sous le nom de pondus : "une influence dynamique et énergétique ou drastique et élastique" (2) qui meut "la volonté comme une énergie fécondante, immanente à son fond le plus intime, comme sa forma, virtutis volontatis émanant de l'intérieur(3)"
J'aime cette image qui épouse ce que je décris de la dynamique sacramentelle, cette puissance intérieure qui, si on la laisse agir en nous, devient fleuve de vie, force vivifiante, nourriture, sang du Christ actif et irradiant.
Balthasar va dans ce sens en évoquant une "influence éthico-génétique qui renvoie à l'analogie de la génération et invite à comprendre dès l'abord les affections inspirées ou plutôt toute la disposition intérieure du libre arbitre d'après l'analogie de la semence fécondante ou de l'étincelle qui met le feu" (4)
La grâce est donc cette étincelle qui met le feu à nos vies, la féconde de l'intérieur, irradie ses rayons jusqu'à ce que Benoît XVI appelle la fission nucléaire du coeur.
Pour Scheeben, se tourner et accueillir la grâce, c'est être "touché et stimulé de l'intérieur (...) dans une attitude féminine et prête à concevoir..." (5)
(1) Hans Urs von Balthasar, la Gloire et la Croix, Apparition, tome 1, Cerf DDB 1965, 1990, p. 93
Que nous citerons plus loin sous le signe GC1.
(2) Scheeben, Dogmatique III, trad. P. Belet, Paris, 1877-1882, ¤ 288, n. 135
(3) ibid, n. 139
(4) GC1 p. 93
(5) Scheeben n. 155
05 juillet 2015
Lavement des pieds - Angelo Roncali
Sans commentaires
(1) Angelo Roncali - Jean XXIII , journal de l'âme, Paris, Cerf, 1964, p. 181
04 juillet 2015
Serviteur des serviteurs de Dieu
(2) L'expression serait de saint Grégoire le grand in Lettre XIII, 1; PL 77, 1254
03 juillet 2015
La valeur de l'âme
Pépite à contempler
(1) Jean XXIII op. Cit. p. 141
02 juillet 2015
Désir de paraître
A méditer.
(1) Journal de l'âme, op. Cit p. 138 et 139
01 juillet 2015
Le troupeau de porcs
En première lecture on ne se sent pas concerné par l'évangile d'aujourd'hui (Mat 8, 28-34) ou l'évangéliste nous raconte que Jésus chasse d'un seul homme un troupeau entier de porcs. Et pourtant, le prisme d'une lecture spirituelle nous fait voir toutes ces distractions qui, en nous habitant, viennent embrumer notre âme, loin du "tout est rien" de Thérèse (cf. plus haut)
Ce qui nous convient...
"Quelle est la personne, pour étourdie qu'elle soit, qui, lorsqu'elle sollicite un personnage important, ne réfléchit d'avance à la façon de présenter sa requête, de manière à lui être agréable et à ne pas l'importuner, se rappelant l'objet de sa requête, les raisons qui la motivent, en particulier si elle demande quelque chose d'aussi important que celle que notre bon Jésus nous apprend à demander ? Cela me semble digne d'être considéré. Ne pourrais-tu, Seigneur, tout inclure en un seul mot, et dire : « Donne-nous, Père, ce qui nous convient ? » car rien de plus n'eût été, semble-t-il, nécessaire pour celui qui comprend tout.
O Sagesse éternelle ! Cela pouvait suffire entre toi et ton Père, c'est ainsi que tu l'as sollicité au Jardin des Oliviers : tu as exprimé ton amour et ta crainte, en te remettant à sa volonté ; mais nous ne sommes pas, Seigneur, tu le sais, aussi soumis que toi à la volonté de ton Père ; il fallait que nous sollicitions des choses remarquables pour prendre soin d'examiner si ce que nous demandions nous convient, et sinon, ne point le demander. Car nous sommes ainsi faits que si on ne nous donne pas ce que nous voulons, nous usons de notre libre arbitre pour refuser ce que nous offre le Seigneur; même lorsqu'il nous offre ce qu'il y a de meilleur, si ce n'est pas argent comptant, nous craignons de ne jamais nous enrichir.
Or le bon Jésus nous demande de dire ces mots, qui sollicitent la venue en nous du Royaume : Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Voyez ici, mes filles, la grande sagesse de notre Maître. Je considère que le moment est venu de comprendre que nous demandons ce royaume. Mais comme sa Majesté a vu que nous ne pouvions ni sanctifier, ni louer, ni exalter, ni glorifier ce saint nom du Père Éternel puisque notre petitesse nous empêche de le faire comme il se doit, sauf si sa Majesté y pourvoyait en nous donnant son royaume ici-bas, le bon Jésus a mis ces deux demandes côte à côte. Je veux vous dire ici ma pensée : pour que nous comprenions, mes filles, ce que nous demandons, il est important d'insister et de faire tout notre possible pour contenter celui qui peut nous l'accorder. Si mes considérations ne vous satisfont point, réfléchissez de votre côté, notre Maître nous le permet à condition de nous soumettre en tout aux enseignements de l'Église, comme je le fais ici.
Il me semble donc que l'excellence du royaume du ciel, c'est, entre autres, de ne plus faire cas des choses de la terre, c'est le calme et la gloire en nous-même, la joie de la joie de tous, une paix perpétuelle, une grande satisfaction intérieure de voir que tout le monde sanctifie et loue le Seigneur, et bénit son nom, sans que nul ne l'offense. Tout le monde l'aime, et l'âme elle-même ne sait que l'aimer, elle ne peut cesser de l'aimer, puisqu'elle le connaît. C'est ainsi que nous l'aimerions ici-bas, quoique moins parfaitement, et moins spontanément; mais nous l'aimerions autrement que nous ne l'aimons, si nous le connaissions." (2)
Dieu n'a pas fait la mort
"Dieu n'a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.
Il les a tous créés pour qu'ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie : on n'y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,
car la justice est immortelle.
Or, Dieu a créé l'homme pour l'incorruptibilité, il a fait de lui une image de sa propre identité.
C'est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ; ils en font l'expérience, ceux qui prennent parti pour lui. " (1) Livre de la Sagesse 1,13-15.2,23-24.