07 juillet 2015

Figure et ravissement

L'introduction de Balthasar (1) se termine par une saine articulation de deux concepts centraux : la figure et l'éclat. A travers Denys l'Aéropagite, il nous conduit dans l'articulation de l'éros divin, qui est pour lui extatique. L'amour de Dieu y est décrit comme tout tendu vers l'homme, sa figure et son éclat conduisant au ravissement et entraînant l'homme dans sa danse : "En Dieu, le désir amoureux est extatique(1)" (...) Double extase, précise-t-il, "de Dieu vers l'homme et de l'homme vers Dieu (...) Admirabile commercium et connubium entre Dieu et l'homme in Christo, tête et corps" (2)

Paul, illustre cela : il ne vit plus, c'est le Christ qui vit en lui, ce qui est bien, ajoute Balthasar avec l'aéropagite, le fait "d'un homme que le désir a fait, comme il dit sortir de soi pour pénétrer en Dieu et qui ne vit plus de sa vie propre, mais de la vie de Celui qui aime (3)".
C'est ce que j'appelle, avec mes mots, la danse de l'homme en Dieu (4)

(1) GC1, op. Cit p. 98ss
(2) ibid. P. 104
(3) Pseudo Denys, De Div nom., 4, 13. Trad. M. de Gandillac, Paris, 1943, p. 107s, cité par Balthasar, La Gloire et la Croix, tome 1, op. Cit p. 101
(4) la danse trinitaire.


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