06 juillet 2021

Silence et danse

 

Certains ont fuit la maison de Dieu faute d’y trouver un accueil à la hauteur de leur espérance.

D’autres mettent sous le boisseau leur bouillonnements intérieurs et se réfugient 

dans le silence.

Certes le désert est lieu intime de conversion et de purification (1) et cependant vient un temps où il faut parler, crier, pour faire entendre sa voix.

La lettre d’estive (2) de François Cassingena-Trévedy mérite à ce titre un écho substantiel tant il touche à l’essentiel. Nous avons besoin de voix qui portent, qui touchent « à la jointure de l’âme », réveillent nos torpeurs et se répètent à l’envie jusqu’à ce qu’une communauté d’orants se lèvent ensemble, loin des clivages anciens pour transformer l’Église en une force neuve. Des chrétiens qui inventent, sans rétroviseurs, un nouveau vivre ensemble et revêtent le Christ, non pas en for externe, en noir ou en blanc, mais dans la transcendance revisitée d’âmes qui vibrent et dansent avec leur Dieu…

Lumières fragiles qui reflètent en mille feux des lueurs discrètes d’un feu qui vient d’ailleurs.


(1) cf. mon chemin du désert 


https://www.facebook.com/100006435460424/posts/3604442796446867/?d=n

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