avril 18, 2006

Liens ecclésiaux, la sève essentielle

La méditation de la symbolique de la vigne et des sarments ne devrait cesser de nous habiter. Qui sommes nous si nous ne sommes pas reliés à l'Eglise, signe efficace du Christ ? N'est-ce pas par orgueil que nous pouvons affirmer parfois que nous avons une "ligne directe". Si l'Esprit souffle où il veut, j'ai déjà noté, en particulier à la lumière de l'étude du livre de Ratzinger, l'importance de ce lien ecclésial. On retrouve cette insistance chez Balthasar, lorsqu'il souligne que "L'Eglise n'existe jamais en soi mais seulement en des personnes qui ont à recevoir leur ecclésialité de l'Eglise (dans les sacrements particuliers) et à la ratifier librement. Il est alors toujours déjà présupposé que c'est du Christ que l'Eglise comme telle doit se recevoir elle même et se ratifier."
En cela, un chrétien seul n'est pas Eglise. Ce n'est qu'à travers le lien qu'il le devient. C'est pourquoi l'Eglise est pour lui un "proto-sacrement". (1)
Pour lui, "un sacrement particulier ne transmet pas l'Eglise mais le don de soi du Christ à l'Eglise en vue d'intégrer l'individu dans les missions de l'Eglise qui est d'être avec le Christ lumière du monde" et pourtant, insiste-t-il, il ne transmet pas le Christ autrement que par l'Eglise, "car l'individu ne prends pas pour lui les sacrements confiés à l'Eglise, mais il les reçoit d'elle". (2)
(1) Urs von Balthasar, ibid DD 2,2 p. 342
(2) p. 343

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