mars 19, 2006

Grâce infuse...

Je redécouvre p. 104 le principe de causa secunda de Thomas d'Aquin qui affirme que la créature est "déjà investie kénotiquement par la toute puissance divine du se-donner et du pouvoir-créer. Une fois posée l'autre de Dieu en vertu de ce premier acte fondateur, il faut dire que la grâce se présente doublement : à la fois comme un statut de vis-à-vis libre et autonome et comme participation plus étroite à l'être de Dieu. " (1) . J'en arrive à me demander si ce n'est-ce pas ce qui distingue l'action du Fils et de l'Esprit dans ce que j'ai appelé la danse symphonique trinitaire... ?
Il y aurait ainsi deux modes de présentation de la grâce : une extérieur, libre et interpellante, tel le signe élevé donné dans le désert et une intérieure, conscience enfouie en l'homme et qui l'interpelle au coeur de lui-même...

(1) Urs von Balthasar, "Regagner une philosophie à partir de la théologie" in Pour une philosophie chrétienne, Lethilleux/Culture, 1983 p. 184, cité par Philippe Capelle, Doyen de la faculté philosophique de la Catho de Paris in "Urs von Balthasar, comment regagner une philosophie à partir de la théologie" p. 104 dans Balthasar, Rahner Deux pensées en contraste, colloque d'une rencontre, avec Henri-Jérôme Gagey et Vincent Holzer (Editeurs), Bayard, Paris 2005

Voir à ce sujet : Incarnation / Danse / Kénose

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