Quelques milliers de notes et réflexions interactives sur la vie et la foi, à partir de lectures souvent théologiques et à la lumière d'un Autre... Petit "blog" catholique d'un apprenti théologien (Bac canonique), perdu dans l'immensité de la toile... (ordonné diacre en septembre 2018)...
10 février 2007
Construire une église en "open source"
(1) André Fossion, Une nouvelle chance pour l'Evangile, ibid p.81
09 février 2007
Le Don – I, Toujours plus
Cet avenir qui nous fait retrouver la force au-delà de nos servitudes et de nos petitesses, qui nous donne la force d'aimer est autre chose que le futur, c'est l'union de notre foi et de notre espérance. Elle apparaît comme "cette ancre (agripan) jetée au-delà du voile du Temple (Heb 6,19)" qui nous tire vers Dieu et nous invite à la confiance.
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, IV, Le Dénouement, Culture & Vérité, Namur 1993 p. 46
Révélation
Je pense que nous sommes effectivement invité à entrer dans cette dynamique du recevoir... Un saut dans l'inconnu auquel Dieu nous invite. Je te reçois et je me donne à toi... Tout est dit...
(1) Christoph Théobald, ibid p. 60-61
Nouvelle vision de l'Eglise
La difficulté dans cette ouverture sera de maintenir l'unité. On peut voir à ce sujet ce que je reprenais plus haut chez Ratzinger qui comparaît certaines communautés à un "vaisseau spatial qui a coupé tout lien avec la terre". L'art est dans le maintien du lien, qui n'est ni rigide, ni trop lâche…
Jean Marie Donegani, Une nouvelle chance pour l'Evangile, ibid p. 45
08 février 2007
Liberté
On est pour moi au cœur du mystère, celui qui conduit à s'interroger sur les conditions mêmes de cette liberté. Sommes nous véritablement aptes à faire un choix libre ? Le faisons nous véritablement ? Et quid de ceux pour qui ce choix est plus difficile parce qu'ils n'ont pas reçu ce que nous avons reçu, ceux que la vie a marqué de mille façon et qui n'ont plus de raison d'espérer. Peut-on alors les condamner à la réprobation alors qu'ils ne sont pas responsables ?
D'une certaine manière, je crois qu'il faut se placer dans la position du fils ainé dans le texte du fils prodigue ? Prendre conscience que l'on a reçu beaucoup du Père et que ce qui est à lui est à nous et, fort de tout cela, devenir aidant pour ceux qui n'ont pas reçu, sans violer leur liberté, mais parce que Dieu a besoin de nos mains, de nos voix pour les aider sur le chemin… La miséricorde de Dieu passe par nos mains, mais pas uniquement ? Nous sommes des serviteurs quelconques et Dieu profitera de nos efforts et compensera nos incompétences…
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, IV, Le Dénouement, Culture & Vérité, Namur 1993 p. 45
NB : Parallèlement à notre lecture d'Une nouvelle chance pour l'Evangile, nous poursuivrons nos commentaires de la Dramatique Divine avec ici le dernier tome de cette partie de la trilogie...
07 février 2007
Dogme et écoute mutuelle
Ces propos sont peut être un peu durs, mais ils interpellent le cœur de notre situation pastorale. A quoi sert de prêcher le dogme si nous ne vivons pas les valeurs évangéliques, pourrait-on dire. Mais à l'inverse, peut-on encore vivre ces mêmes valeurs, sans se retrouver structurer dans un cadre, une structure qui limite le "vagabondage" de la pensée et la recentre sur l'Evangile. Cela rejoint pour moi les propos entendus lors d'une homélie de Mgr Perrier en 2000 où il distinguait le problème de la rigueur personnelle de l'ouverture pastorale. Pour être aimant vers l'autre, il faut se contenir soi-même. Mais cette rigueur n'est pas une obéissance aveugle, elle doit résulter d'un travail sur soi, un travail de liberté.
Jean Marie Donegani, Une nouvelle chance pour l'Evangile, ibid p. 44
Le dire et le dit...
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Selon Dei Verbum : "Les Saintes Écritures contiennent la Parole de Dieu et parce qu'elles sont inspirées, elles sont réellement parole de Dieu. n°24
L'Écriture Sainte est parole de Dieu en tant qu'elle est consignée par écrit sous l'impulsion de l'Esprit divin. Elle n'est pas directement parole de Dieu mais ne l'est qu'en conjonction avec l'Esprit Saint nous dit Enzo Bianchi. (1). Cela rejoint pour moi la différence entre la notion du Dire et du dit chez Lévinas. Le Dire est plus large nous dit-il que tout ce que le dit peut exprimer.
E. Bianchi, ibid p. 39
Le même héritage
Eph 3, 5
La force de l'Evangile
Doit-on préparer l'avenir ou prolonger le passé ? Comment engendrer de nouvelles personnes à l'Evangile ? Après un constat difficile sur la réalité paroissiale française les auteurs s'interrogent. Et si nous entrions dans un autre dynamisme qui ne serait plus fondé sur le seul sacrement mais sur des "cellules ecclésiales de partage d'Evangile (…) pilier et pôle structurants" (1) plus que les pratiques sacramentelles d'antan ?
On peut trouver que ces propos relèvent de l'utopie. J'ai tendance à considérer qu'il y a là cependant une direction pastorale intéressante, qui ne doit pas pour autant remettre en cause le sens même de l'eucharistie, mais ouvrir en parallèle des lieux de rencontre, d'intelligence de la foi qui permettent de faire grandir l'homme…
La pratique de la parole de Dieu aurait ainsi une autre résonance. A partir de la rencontre entre Dieu et l'homme au sein d'une alliance (2), son interprétation par l'exercice de la mémoire puis de l'écriture trouverait une autre dimension dans la lecture (3), chemin d'interpellation finale de la transmission kénotique de Dieu à l'homme : La Parole de Dieu n'est pas une parole directe, elle se fait chair pour être entendue par le cœur de l'homme.
(1) d'après Odile Ribadeau Dumas et Philippe Bacq, Une nouvelle chance pour l'Evangile, ibid p. 91-92
(2) ibid p. 93
(3) cf à ce sujet, P. Ricoeur, Mémoire, Histoire, Oubli, in la Revue Esprit, Mars Avril 2006 p. 20-29
NB : Nous commençons ici la lecture commentée d'Une nouvelle chance pour l'Evangile, vers une pastorale d'engendrement, sous la direction de Philippe Bacq, sj et Christoph Theobald, sj, Lumen Vitae, Novalis, Editions de l'Atelier, Bruxelles 200406 février 2007
Marie
Pour Balthasar, la mort commune de Jésus et de Marie (mort physique pour l'un et mort spirituelle pour l'autre) s'est faite "séparés l'un de l'autre mais c'est justement par là aussi que s'accomplit le mystère de la fécondité suprême de l'amour entre l'homme et la Femme, la prend naissance l'eucharistie et se développe le sein ecclésial qui la reçoit". En un sens, à la suite de Marie, nous ne pourrons vivre et souffrir ce qu'a vécu le Christ, mais notre communion est eucharistie...
Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3, L'action, Culture et Vérité, trad. Robert Givord et Camille Dumont, Namur 1990, p. 466
Ecriture et Charité
Saint Jérome rajoute : "Les Écritures sont utiles à ceux qui les lisent que lorsque l'on met en pratique ce que l'on lit" (1). Pour Bianchi, on ne comprend l'Ecriture qu'à mesure qu'on la vit, distinguant à ce sujet l'Inter-legere (entre les lignes) et l'Intus-legere (en profondeur), pour "aller au-delà du verset" (Lévinas) (2).
(1) Saint Jérome, In Mich, I, 2
(2) cité par Enzo Bianchi, Ecouter la parole, Les enjeux de la Lectio Divina, Lessuis 2006, p. 27
Obéissance - II
On ne peut comprendre l'expiation que si l'on comprend l'importance de la déréliction au centre même du mystère trinitaire. Pour Balthasar, il faut comprendre "le caractère imposé de ce que Jésus au jardin des Oliviers appréhende comme au delà du supportable mais qu'il assume dans une obéissance aveugle remonte en fin de compte à une décision trinitaire du salut : ainsi le Fils, à ce moment obéissant, y a participé et y participe encore activement autant que le Père et l'Esprit. En un certain sens, il y participe même de la manière la plus active car dans le dessein trinitaire, il a fallu une offre de soi, un réelle initiative parte de lui. Ce qu'il supporte finalement par expiation comme le plus éloigné de sa nature est, sous cet aspect, ou bien le plus propre et qu'il a prémédité pour lui-même"
05 février 2007
Lecture spirituelle
Pour Bianchi "L'Esprit est exégète de la Parole et du silence du Christ (…) il conduit à la plénitude de la Vérité" (3). Il va même jusqu'à affirmer que sans le témoignage des Ecritures, l'événement pascal serait muet, il ne serait que la constatation d'un tombeau vide. (4)
(1) Enzo Bianchi, Ecouter la parole, Les enjeux de la Lectio Divina, Lessuis 2006, p. 19
(2) ibid. p. 27, (3) p. 20, (4) p. 23
Obéissance
Pour Hans Urs von Balthasar, la mort des Justes (Camus) est orgueil parce qu'elle est choisie à la différence de celle de Jésus, qui n'est pas de l'orgueil "puisqu'il en abandonne l'heure au Père". Ce n'est pas lui qui prend l'initiative de se charger du poids des péchés; il s'en laisse imposer le fardeau dans l'heure et par l'heure. Il ne pourra donc déployer aucun héroïsme, en se montrant capable de prendre la charge : celle ci est pour lui tout simplement insupportable et il ne peut l'accepter que parce qu'il vit dans l'obéissance à la volonté du Père. C'est l'obéissance qui donne le poids à tout et la différencie de l'orgueil.
04 février 2007
Le cadeau de la Liberté - II
Comment enraciner, chez celui qui ne connaît pas et ne cherche qu'une liberté de pure autonomie (qu'elle soit individuelle ou sociale), une liberté tout autre, donnée par Dieu et tournée vers lui. "Ce n'est pas impossible dit Hans Urs von Balthasar, puisque le Christ rejeté par le monde a envoyé les apôtres parmi les loups (Mt 10,16) " (1) . Pour lui, telle est la possibilité de la grâce donnée par le Christ malgré la fermeture du monde à toute grâce.
(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p. 443
03 février 2007
Non-dits
E. Bianchi nous pointe du doigt tout ces non-dits de l'Ecriture en affirmant que la "Vérité est mystère". (1)
Je ne peux que faire ici écho de nos lectures parallèles de Balthasar qui souligne après Soloviev combien la kénose est aussi partie intégrante de l'Ecriture, signes et traces du Verbe. Cela ne fait que rebondir avec l'interprétation d'Origène citée plus haut sur les multiples clés de la "Maison-Bible"…
Pour Bianchi, l'Esprit est l'herméneutique du non-dit, envoyé pour éclairé le mystère. C'est pourquoi, affirme-t-il, "nous ne sommes pas la religion du livre mais la religion de l'interprétation" (2). Cela renforce, pour moi, l'importance des réflexions sur l'importance d'une intelligence de la foi, tout en restant, en parallèle, une révélation de notre liberté. Car, de fait, qui dit kénose dit liberté.
(1) Enzo Bianchi, Ecouter la parole, Les enjeux de la Lectio Divina, Lessuis 2006, p. 14
(2) ibid. p. 18
Semblable au péché
Pour Hans Urs von Balthasar, le Logos lui-même a revêtu "une chair semblable à celle du péché " (Rm 8,3), c'est à dire la chair de l'adam déchu, afin que le "monde soit condamné dans la chair". Il en résulte de là que le chrétien, "dépassant la liberté d'Adam est libéré des liens d'une liberté restreinte à ses propres limites ; il reçoit par le Fils la liberté des enfants de Dieu. Mais cela avec le paradoxe qu'en tant que créature nouvelle, il doit continuer à vivre dans les contraintes de l'ancienne créature jusqu'à ce que l'espérance soit transformée en la vision de la chose elle-même". Notre chemin s'inscrit dans cette liberté là. Il nous faut faire fi de ces esclavages de l'homme ancien pour revêtir des vétements neufs, malgré tout ce qui nous tire dans l'ancien monde... Est-ce là le Décentrement véritable... ?
(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p. 443
02 février 2007
Dieu et le monde - III
Pour Balthasar, "Jésus possède cette liberté (...) pour poser en lui les signes du Royaume qui le transcende". D'une certaine manière, sa remise totale à la vérité du Père est une liberté qui lui permet " de prendre en charge tous les cotés négatifs du rejet dont Jésus fut victime au calvaire, elle lui permet justement de prendre sur lui, librement, par obéissance, ce refus et cette fermeture du monde si étroitement liée à la mort, pour qu'à son terme le vieil Adam fasse retour à son vrai commencement dans le nouveau. Tel est le mystère du "Pour nous", celui qu'actualise l'eucharistie".
On s'éloigne ici définitivement d'une vision d'obéissance comme contrainte, pour rentrer dans la compréhension du plan de Dieu sur l'homme...
(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p. 442
01 février 2007
Des clés de lecture...
(1) cité par Enzo Bianchi, Ecouter la parole, Les enjeux de la Lectio Divina, Lessuis 2006, p. 11
31 janvier 2007
Dieu et le monde - II
Les mouvements du verbe ne sont pas résumé dans son incarnation. Il y a eu, avant cela une "accoutumance du Logos" avant même Abraham" (1)
Le chemin de Dieu dans le monde, peut être conçu ainsi comme le dépôt de germes de vie (spermatikos logos), autant de qualités déposées en l'homme qui sont à développer jusqu'à voir l'incarnation du logos "comme un achèvement du sujet humain et non comme une contrainte numineuse exercée sur la nature et la volonté libre de l'homme". Pour Balthasar, il nous faut "présenter comme modèle au chrétien l'unité de ces deux choses : la libre et parfaite auto-détermination de l'acte personnel et l'ordination parfaite à la liberté divine (...) le premier Adam n'est pas de soi susceptible d'aboutir à un achèvement : ce qu'il doit faire, c'est mourir à lui-même ( Décentrement ) pour être élevé et intégré dans le nouvel Adam" (2)
(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p. 440
(2) ibid p. 441-2Dieu et le monde
S'il semble essentiel comme le souligne Balthasar de "considérer avec bienveillance les valeurs que l'on rencontre et montrer avec douceur qu'elles ne s'achèvent vraiment que dans le message chrétien"(1) il subsiste un risque, souligne-t-il, que le sel s'affadisse.
Si Jésus est venu dans le monde, puis s'est retiré (cf. Jn 16,28) il demeure en lui jusqu'à la fin des temps (Mt 28,20). Il subsiste donc une tension permanente qui peut éviter pour Balthasar, l'affadissement de l'Eglise par le monde. De fait, pour lui l'Eglise devrait avoir disparue depuis longtemps. Mais comme le souligne Paul, nous sommes "moribonds et pourtant nous vivons" 2 Co 6,9. Je trouve finalement resplendissante cette Eglise que l'on croit morte et qui rejaillit dans la fleur d'une âme, au milieu de nulle part.
(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p. 432ss
30 janvier 2007
La foi
(2) Origene, Philoc. I, 2, 8
Science et Charité - II
D'une certaine façon je comprends ce point de vue dans la mesure ou notre tendance à décortiquer, analyser la foi, nos repères, nos traditions nous conduisent à prendre de la distance sur ce qui fonde l'essence même de la foi : un saut dans la confiance et une ouverture au mystère et donc d'une certaine manière à l'infini qui nous dépasse.
C'est pourquoi, nous ne devons pas perdre notre regard d'enfant...
Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p. 431
29 janvier 2007
Grandir avec la Parole
Nous reprenons ci-après notre lecture d'Enzo Bianchi avec son plus récent ouvrage (1) par une citation de Saint Grégoire le Grand : "Scriptura crescit cum legente" : "L'Ecriture croît avec celui qui la lit"....
Tout un programme...
(1) cité par Enzo Bianchi, Ecouter la parole, Les enjeux de la Lectio Divina, Lessuis 2006, p. 8
Science et Charité - I
"La science enfle, la charité édifie... " 1 Co 8,1
Il me semble que c'est le risque inhérent à toute recherche, s'enfermer dans le monde des idées et oublier que l'homme est fait pour l'homme... J'espère que ce travail que je partage avec vous n'est pas que le simple 'enflement' d'une science, mais une interpellation que j'aimerais plus interactive vers la recherche d'une mutuelle charité...
28 janvier 2007
Prier la Parole - XII
1) Invoque l'Esprit Saint
"Envoie ton esprit, afin que je puisse rencontrer Jésus-Christ dans cette Parole qui vient de toi, afin que je la connaisse plus profondément et que la connaissant, je l'aime plus intensément".
2) Lis et écoute
3) Interprète l'Ecriture avec l'écriture
4) Prie non pour toi, mais en mettant tout tes pas dans le Seigneur
5) Contemple
6) Conserve le Père dans ton coeur
7) N'oublie pas : Ecouter vraiment c'est obéir.
Enzo Bianchi, Jalons pour la lectio Divina, Prier la Parole, Vie Monastique, nº15 , p. 83 à 86
Contemplation - Prier la parole - XI
Il s'agit d'une "suppression du voile", de percevoir ce qui est au coeur de la révélation, d'entrer par la manducation de l'Ecriture dans le ravissement qui est en soi un décentrement.
C'est pourquoi, l'écoute de la parole doit conduire à la pratique. Il ne s'agit pas que d'entendre, mais d'aller dans le monde pour faire tressaillir l'homme et le rendre image de Dieu (prenant ainsi son rôle plein de sens du verbe).
Communauté de pécheurs...
Mais au delà de ces divisions il souligne que les vraies forces regénératrices de l'Esprit sont les saints. Finalement, la véritable Eglise n'est-elle pas depuis l'origine la Communion des saints...
Et cette vision de l'Eglise est plus large, plus catholique que notre Eglise Romaine, même si je continue de croire que notre Eglise est porteuse de sens, dans sa fidélité apostolique. (cf. mes notes de lecture sur Les Principes de la théologie catholique, Esquisses et matériaux, de J. Ratzinger)
NB : A noter, sur Regard Chrétien, une série de billets sur le thème Mutations religieuses et société en lien avec mon billet précédent...
27 janvier 2007
Pastorale du seuil...
On est loin d'une catéchisation ou sens d'une "stratégie d'acquisition de connaissance essentielle". Il me semble que l'enjeu est plus dans le fait de relancer le désir de Dieu, donner le goût à cette interpellation de la personne humaine et satisfaire d'une certaine manière sa recherche de sens...
26 janvier 2007
Le Royaume...
Et nous ne sommes que les laboureurs d'un champ immense, dont la récolte ne peut être appréciée.
25 janvier 2007
En Christ
(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p. 406
Quand nous sommes prêts...
De même, il frappe à notre porte, au moment opportun...
(1) K. Rahner Schriften V, 218 cité par Balthasar, ibid p.406
24 janvier 2007
Les petits pas de Dieu
On m'a signalé récemment que c'est un petit enfant et non un "ministre" qui apporte les 5 pains et les 3 poissons lors de la multiplication des pains. Cela renforce cette idée soulevée très récemment par Claudel et Hillesum, sur le fait que Dieu a besoin de nos mains, frêles et fragiles, non pour changer le monde mais apporter une graine d'humanité... Et avec cette étincelle, il fait des merveilles.
Prier la parole - X
Elle conduit surtout l'homme à agir. Faire tressaillir en lui le Verbe reçu jusqu'à ce qu'il devienne semence véritable, image de Dieu dans le sens d'un coeur aimant et actif.
Dans quelques "billets" vous trouverez des notes de lectures de son ouvrage plus récent "Ecoutez la Parole". Elles prépareront la reprise de la Lectio Divina de l'Evangile de St Jean à laquelle je vous propose de vous associer à partir du Mercredi des Cendres
(1) , Vie Monastique, nº15
Prier la parole - IX
Il y a pour moi dans cet échange, une autre illustration du sens sacramentel du "Je te reçois et je me donne à toi"
(1) Cité par Enzo Bianchi, Prier la Parole, p. 70
23 janvier 2007
Dialogue des carmélites...
De Marie de l'incarnation, poussée à s'engager par voeu à offrir sa vie, mais qui sera humiliée dans son orgueil et devra renoncer à la mort..., on avance petit à petit dans les "profondeurs les plus intimes de la Croix du Christ jusqu'à atteindre le "tout est grâce" que Bernanos prêtera à son Curé de campagne".
Personnellement j'ai été frappé dans ce texte par cette lente conversion du coeur, qui n'est autre, in fine, que la préparation d'un décentrement véritable... Un récit au coeur de la pâte humaine, de ses réticences et de ses peurs...
Balthasar, DD3, ibid p. 391
Ruminer l'Ecriture...
22 janvier 2007
Nos mains...
Pour moi cette phrase est en écho à ce que disait à peine plus tôt Etty Hillesum, au camp de la mort..."Dieu a besoin de nos mains". Et s'il s'est "retiré", c'est peut-être pour nous laisser la place d'agir.
21 janvier 2007
Fruits du verbe
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Pour Balthasar, il existe un lien entre le martyre d'Etienne et la conversion de Saul (1). Pour moi c'est le mystérieux fruit d'une graine semée au vent et qui fécondera plus tard quelque part, peut-être 500 ans après.. C'est là le décentrement, reconnaître que nous sommes des semeurs, serviteurs parfois inutiles des chemins de la grâce, et que tout cela, loin de nos espérances humaines, peut parfois servir aux desseins de Dieu. Et sur cette base, on ne pourra en tirer orgueil, dans la mesure, où au delà de nos actes, c'est le don de Dieu que nous n'avons fait que transmettre.
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p.383
Prier la parole - VIII
Enzo Bianchi, Prier la Parole, p. 49
Dans la faiblesse
Sans commentaires
20 janvier 2007
Prier la parole - VII
Prier la Parole, ibid p. 41.
19 janvier 2007
Décentrement
Je pense qu'il décrit là ce qui est pour moi la véritable liberté, celle qui n'est pas asservissement aux passions mais cheminement en Dieu...
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p. 382
NB : La nouvelle version de Blogger a entraîné une rupture dans les messages publiés sur la liste de diffusion (consulter la version en ligne). De plus les balises sont maintenant remplacées par des libellés (qui se restreignent à ce seul blog mais permettent une indexation plus simple des messages...)
18 janvier 2007
Corps mystique
Balthasar, DD 3, ibid p.378
17 janvier 2007
Prier la parole - VI
(1) Adv. Her. III, 18, 1 SC 211 p. 342s.
(2) Enzo Bianchi, Prier la parole p. 31
15 janvier 2007
Eglise - sacrifice
a) dans la reconnaissance que le sacrifice s'est fait pour nous (credo)
b) à travers l'adhésion de Marie
c) dans le fait de faire "en mémorial de moi" c'est-à-dire d'offrir l'agneau égorgé pour tous les pécheurs (1)
Cette triple reconnaissance est pour moi la face officielle de la communion des saints, toutes ces "mains de Dieu" qui par leur amour rende visible le don de Dieu
(1) Urs von Balthasar ibid 366 - 370
13 janvier 2007
Prier la parole - V
La Parole de Dieu n'est pas un livre mais une semence (cf. Mat. 13,19). A nous de la laisser germer dans notre vie pour qu'elle nous grandisse, nous sanctifie, nous alimente, nous illumine et dévoile Dieu.
Enzo Bianchi, Prier la Parole p. 28
Porter les souffrances...
Il met ainsi en opposition la lumière et les ténèbres. Dans son prologue, Jean montre ainsi l'irruption de la lumière dans le dernier recoin de tout se qui se cache. Il nous reste ou bien à nous abandonner à la lumière ou bien à se fermer plus profondément encore.
Et si "les stigmates" que nous portons dans la chair (Ga 6,27 ou Col 1,24) était aussi proximité et distance. Si le coeur ouvert du Christ nous apparaissait comme la source intarissable de l'amour qui se déverse en nous, à côtés de nous, en dépit de nous, et que nous avons à charge de répandre, de porter plus loin que nos Souffrances et nos joies.
N'est-ce pas là la bonne nouvelle de l'Eucharistie, au delà du signe élevé de la croix.
(1) Urs von Balthasar, Dramatique Divine, III, p.358
Un pavé dans la mare - II (2 ans en ligne...)
A tout ceux qui n'interviennent pas, c'est le moment. Dites moi, par le biais du petit lien "Commentaires" ci-dessous, si mes quelques pattes de mouche quotidiennes continuent à vous intéresser... où si cela restent des "pavés dans la mare"...
Merci d'avance.
12 janvier 2007
Incarnation
Il nous reste à rester disponible à ce merveilleux échange. Et comme le montre l'histoire d'Israël, qui n'est pas différente de notre propre histoire, si Dieu est prêt à entrer dans cet échange, c'est bien pour nous que les choses se bloquent et nous ne cessons de refuser ce dépouillement...
(1) Maxime le confesseur, Ambigua 7 (PG 91, 1084 BD) cité par Balthasar, p. 355
11 janvier 2007
Soif de Dieu...
10 janvier 2007
Mort...
09 janvier 2007
Même notre oui est inutile
Nous voulons tout maîtriser, tout décider et marquer par nos oui notre participation à la vie... Mais, comme le souligne le théologien, au calvaire même, "le oui de Marie est inutile". C'est Dieu qui de toute démarche humaine devenue inutile. Du grain mort peut faire jaillir la vie. "Quand la Parole définitivement muette a pu faire de tout son corps la semence de vie de Dieu, l'incarnation s'est achevée
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p.335
Balises : Kénose, Marie
08 janvier 2007
Kénose...
Ne peut on dire aussi que c'est la mort que Jésus donne sacramentellement aux hommes et qu'il fait fructifier en vie dans le sein de l'Eglise. Une mort qui devient signe. Si le gain de blé ne meurt, il ne portera pas de fruits...
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p.333-5
07 janvier 2007
La lumière...
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p.325
06 janvier 2007
Prier la parole - IV
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Enzo Bianchi a une petite pique contre les "faiseurs d'exercices", ce qu'il appelle la "devotio moderna" qui est souvent anthropocentrique ou égocentrique et vise les mouvements du coeur. Pour lui, la lecture de la Parole doit chercher une méditation authentique, toujours théocentrique ou christologique. La lectio "n'est jamais centrée sur soi". (1)
On rejoint ce que disait saint Augustin : si la lecture de l'Ecriture n'ordonne pas vers la charité, c'est qu'elle est faussée dans son interprétation.
Mais n'est-ce pas là toute la difficulté. Comment une lecture peut être véritable si elle n'implique l'homme dans son intériorité et comment cette lecture peut ensuite rebondir sur une "ouverture" à l'autre ET à Dieu... ?
Enzo Bianchi, Prier la Parole, Vie Monastique, nº15. p. 20
Déréliction - III
Certes un des points surprenants du mystère est la non réaction du Père devant l'innommable souffrance du Fils, mais c'est là où la colère de Dieu devant notre ignorance, colère qu'il contient pour nous, peut être signe plus grand. Cette contenance est signe de l'immense tendresse. Dans le don du Fils, transparaît pour moi le don du Père, qui accepte de se taire pour que le corps brisé rayonne pour l'éternité et donne tout son sens à l'eucharistie...
(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, ibid p.324
05 janvier 2007
Le Grand Silence
Ce documentaire, qui commence par l'évocation de mon texte préféré de l'Ancien Testament : 1 Rois 19, est une invitation au silence intérieur. A voir absolument...
Une ligne de fuite
C'est ainsi, dit Balthasar que se réconcilie l'apparente contradiction entre l'amour miséricordieux et la colère de Dieu dans les deux passages de l'épître aux Romains (1 Rm 1 à 3), Rm 3,25 ou il est présenté à la fois comme la victime expiatoire et dans Rm 9 comme portant les vases de colère... (2)
Ces textes visent pour Balthasar "un point de fuite" où la ligne de la colère et celle de l'amour se rencontrent. Or cela n'est possible que si l'objet de la juste colère de Dieu est replacé dans la relation Trinitaire. (3)
Et cela n'a de sens pour moi que dans ce cadre, c'est-à-dire au sein d'une triple kénose où se joue à la fois l'amour et le don parfait...
(1) Urs von Balthasar, ibid DD 3, p. 321
(2) p.323
(3) p.323